Le sommet sur l'intelligence artificielle de New Delhi, qui devait s'achever par une déclaration commune des dirigeants, a vu son calendrier bousculé. La déclaration finale a été reportée à samedi 21 février, les négociations entre les délégations n'ayant pas abouti dans les délais initiaux. Quelque 200 milliards de dollars d'investissements dans le secteur de l'IA sont visés par les participants.
Washington rejette toute gouvernance mondiale de l'IA
Michael Kratsios, représentant des États-Unis, a affirmé que Washington avait « totalement » rejeté toute forme de gouvernance mondiale de l'intelligence artificielle. Cette position tranche avec les appels à la coopération internationale formulés par d'autres délégations.
Les États-Unis et l'Inde ont signé une déclaration conjointe axée sur l'innovation et la libre circulation des technologies. Ce rapprochement bilatéral illustre la stratégie américaine consistant à privilégier des accords ciblés plutôt qu'un cadre multilatéral contraignant.
Guterres et Altman : deux visions de la régulation
Antonio Guterres, secrétaire général de l'ONU, a annoncé le lancement d'une commission scientifique internationale destinée à faire « du contrôle humain de l'IA une réalité technique ». Cette initiative vise à établir des garde-fous sur les systèmes les plus avancés.

Sam Altman, patron d'OpenAI, a plaidé pour une régulation « urgente » et la création d'un organisme comparable à l'AIEA (Agence internationale de l'énergie atomique) pour encadrer l'IA. « Nous avons besoin d'un cadre international avant que la technologie ne nous dépasse », a-t-il déclaré.
L'Inde en position de pivot
Narendra Modi a appelé à rendre l'IA « accessible à tous les pays, pas seulement aux plus riches ». L'Inde a rejoint l'initiative « Pax Silica », un réseau de coopération technologique entre pays émergents et développés.


Le sommet a réuni des dirigeants politiques et des figures de l'industrie technologique, dont Sundar Pichai (Google) et Dario Amodei (Anthropic). Les discussions se poursuivent samedi pour tenter de parvenir à un texte commun, malgré les divergences profondes entre les délégations.











