Derrière la « semaine de 4 jours » se cachent deux modèles opposés — une vraie réduction du temps de travail à salaire maintenu, ou un simple tassement des mêmes heures sur quatre jours — dont les expérimentations, encore limitées et souvent menées par leurs promoteurs, donnent des résultats prometteurs mais à confirmer.
La crainte d'une mise sous tutelle du FMI revient à chaque débat budgétaire, mais le mécanisme suppose qu'un État ne puisse plus se financer sur les marchés — ce qui n'est pas la situation de la France, dont la vraie discipline vient des marchés, des règles européennes et du coût de sa dette.
Le tribunal judiciaire de Paris a contraint TotalEnergies à inscrire les émissions de ses clients dans son plan de vigilance, une obligation inédite pour un pétrolier français, tout en refusant de lui dicter une réduction de sa production d'hydrocarbures.
La Chine a riposté lundi à Washington en frappant le cœur industriel de la défense américaine : dix groupes coupés de ses biens à double usage, quarante-six exclus de ses marchés publics. Derrière ces mesures, un levier que Pékin actionne avec méthode, les terres rares.
On les dit rares ; elles ne le sont pas. Ce qui l'est, c'est leur raffinage — et là, un pays règne presque sans partage : la Chine, qui en contrôle près de neuf dixièmes. Des éoliennes aux missiles, l'Occident en dépend, et Pékin le sait.
Un scanner médical, un drone de loisir, un logiciel de chiffrement, un métal rare : tous peuvent servir au civil comme à l'armement. C'est ce qu'on appelle un « bien à double usage » — une catégorie discrète, mais devenue une arme à part entière dans les rivalités commerciales.
À la tête de la Réserve fédérale de 1987 à 2006, Alan Greenspan a incarné comme personne le pouvoir d'un banquier central : un mot de lui, et les marchés tremblaient. Mort lundi à 100 ans, le « maestro » laisse une œuvre que la crise de 2008 a fait relire, jusqu'à son propre aveu d'une « faille ».
Paris et Berlin ont conclu lundi un accord sur la stratégie et la gouvernance « paritaire » de KNDS, le constructeur franco-allemand des chars Leclerc et Leopard, ouvrant la voie à sa prochaine introduction en Bourse. Au cœur de l'enjeu : le char du futur MGCS et la consolidation de l'industrie de défense européenne.
Dix ans après le référendum de 2016, les dirigeants de petites entreprises britanniques restent les plus exposés aux frictions du Brexit ; 63 % de celles qui commercent avec l'UE signalent des obstacles importants, selon la fédération FSB.
Les modes de vie des plus gros consommateurs de la planète — les 10 % les plus aisés — coûtent chaque année à la nature entre 1 700 et 5 700 milliards de dollars, surtout en perte de biodiversité, selon une étude qui relance le débat sur le pollueur-payeur.
À Strasbourg, le Parlement européen a autorisé les nouvelles techniques génomiques dans l'agriculture. Promesse de plantes plus sobres pour ses défenseurs, « privatisation du vivant » pour ses opposants — et, dans les deux cas, aucune mention sur les étals.
Réuni à Évian, le G7 a consacré son dernier jour à l'intelligence artificielle, patrons de la tech à l'appui. En toile de fond, l'injonction de Washington à Anthropic a réveillé en France la crainte d'une dépendance numérique — jusque dans la course à la présidentielle de 2027.
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