Melania Trump tient le marteau du Conseil de sécurité de l'ONU lundi à 15h00 heure locale, un événement sans précédent dans l'histoire des Nations unies. Cette réunion sur l'éducation et les enfants dans les conflits intervient en pleine offensive américano-israélienne contre l'Iran.
Une présidence inédite au Conseil de sécurité
Selon l'ONU, c'est la première fois que le conjoint d'un président en exercice préside une réunion du Conseil de sécurité. Les États-Unis assurent en mars la présidence tournante de l'organe.
L'éducation est un sujet cher à la Première dame, qui a notamment négocié avec Moscou la libération d'enfants ukrainiens enlevés par la Russie. Ses services ont indiqué qu'elle allait « entrer dans l'Histoire ».
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Les négociations
« C'est un signe de l'importance que les États-Unis accordent au Conseil de sécurité et au sujet de l'éducation », avait estimé Stéphane Dujarric, porte-parole du secrétaire général de l'ONU, avant le début des frappes contre l'Iran.
Des « contradictions » relevées par les analystes
Daniel Forti, analyste pour International Crisis Group, doute que cette visite marque un changement d'attitude de l'administration Trump envers l'ONU. La guerre en cours va « faire de l'ombre » à cette présidence inédite, estime-t-il.
« Il est difficile d'imaginer que d'autres membres prennent au sérieux les mots américains sur les enfants, l'éducation et la paix, en particulier après la frappe d'une école pour filles dans le sud de l'Iran », qui a fait plus de 100 morts selon les autorités iraniennes, soulève-t-il.
Lambassadeur américain Mike Waltz sen est
L'ambassadeur américain Mike Waltz s'en est pris samedi au Conseil de sécurité, « incapable de faire respecter ses multiples résolutions sur l'Iran ». « Là où l'ONU manque de clarté morale, les États-Unis la maintiennent », avait-il lancé.
Des relations tendues entre Washington et l'ONU
Depuis un an, les États-Unis se sont retirés de l'Unesco et ont cessé de travailler avec la représentante spéciale de l'ONU pour les enfants dans les conflits armés. Le « Conseil de paix » créé par Donald Trump est perçu par certains comme une tentative de court-circuiter le Conseil de sécurité.

Washington a récemment versé 160 millions de dollars au budget général de l'ONU, après n'avoir rien payé en 2025. Mais les arriérés américains s'élèvent encore à 2,036 milliards pour le budget général et 2,2 milliards pour les opérations de maintien de la paix.











