La 76e édition du festival de cinéma de Berlin s'ouvre jeudi soir avec une sélection de films éclectique qui reflète les tourments du monde et un jury présidé par la figure du cinéma allemand Wim Wenders.
Wim Wenders : « Les films peuvent changer le monde »
« Dans un monde de plus en plus polarisé, il est plus crucial que jamais de défendre notre liberté artistique », revendique la directrice du festival Tricia Tuttle dans un entretien à l'AFP.
Le réalisateur Wim Wenders, âgé de 80 ans, Palme d'or à Cannes en 1984 avec « Paris, Texas », a souligné que « les films peuvent changer le monde, l'idée que les gens se font de la façon dont ils devraient vivre ». Interrogé sur le soutien allemand à Israël malgré l'offensive à Gaza, le cinéaste a estimé que son art devait « rester en dehors de la politique » dont il est « le contrepoids ».
Un film d'ouverture afghan
Premier grand rendez-vous de l'année de l'industrie du cinéma, le festival s'ouvre dans un contexte international tendu avec la cérémonie d'ouverture consacrée à un documentaire afghan explorant la censure du cinéma par les talibans.
Plusieurs thématiques émergent de la sélection : « la famille et l'intimité sous pression, les questions de soin, d'appartenance et l'expérience de vivre entre plusieurs mondes », estime Tricia Tuttle. La compétition compte 19 films, dont deux productions françaises.
Un festival progressiste dans un monde en crise
Perçue comme progressiste, la Berlinale se distingue des festivals de Cannes et de Venise par son engagement politique. Cette édition intervient alors que l'Allemagne traverse une période de turbulences politiques et économiques, avec des élections fédérales anticipées prévues dans les prochaines semaines.












