Le site archéologique de Dijon livre une nouvelle découverte. Cinq squelettes gaulois enterrés en position assise ont été exhumés près de l’école Joséphine Baker. Ils s’ajoutent aux 13 trouvés l’an dernier sur le même site et aux 2 découverts en 1992.
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Dijon, capitale mondiale des tombes assises gauloises
Avec 20 tombes sur les 75 recensées dans le monde, Dijon constitue désormais le premier ensemble connu de sépultures gauloises en position assise. Les fosses sont circulaires, d’un mètre de diamètre et 40 centimètres de profondeur. Tous les corps sont orientés le regard vers l’ouest.
Les individus sont tous des hommes, mesurant entre 1,62 mètre et 1,82 mètre, à l’exception d’un enfant. Leur dentition est bien conservée, ce que les archéologues attribuent à un régime alimentaire sans sucre. Les os présentent des traces d’arthrose et d’activité physique intense.
Traces de violence et sacrifices animaux
Cinq ou six individus présentent des traces de violences. L’un d’entre eux porte une plaie mortelle au crâne. Les archéologues ne privilégient aucune hypothèse : il pourrait s’agir de personnages importants comme d’individus répudiés, de morts naturelles comme de sacrifices.

À proximité des tombes, 28 chiens, 5 moutons et 2 truies sacrifiés ont été retrouvés. La présence de ces animaux suggère un rituel funéraire structuré, sans que sa signification soit établie.
L’Inrap consacre sa saison 2026 aux Gaulois
L’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) a annoncé consacrer sa saison 2026 à l’étude des Gaulois. Un chercheur de l’institut rappelle que « deux tiers de nos préfectures ont des origines gauloises ».

Les fouilles de Dijon contribuent à renouveler la connaissance des pratiques funéraires gauloises, longtemps éclipsées par l’archéologie romaine. L’analyse des ossements se poursuit en laboratoire.











