Le spectacle de la mi-temps du Super Bowl, l'un des événements télévisés les plus suivis au monde, a tenu toutes ses promesses dimanche. Bad Bunny, artiste le plus populaire de la planète, a transformé la pelouse du Levi's Stadium de Santa Clara (Californie) en célébration vibrante de Porto Rico et de l'Amérique latine, quasi intégralement en espagnol.
Un show festif sans charge politique directe
L'événement était particulièrement attendu en raison de sa dimension politique potentiellement explosive. Mais Benito Antonio Martinez Ocasio, de son vrai nom, a choisi la voie de la célébration plutôt que celle de la confrontation. Accompagné d'une troupe de danseurs, il s'est promené dans les allées d'un village portoricain recréé pour l'occasion, avec salon de beauté, vendeur de glaces (piraguas) et joueurs de dominos.
Ses standards « Titi Me Pregunto », « Nuevayol » ou « Monaco » ont résonné dans l'enceinte, portés par une brochette d'invités du monde hispanique : l'acteur Pedro Pascal, la chanteuse Karol G et Cardi B. La plus grande surprise est venue de l'apparition de Lady Gaga, qui a livré une version salsa de son titre « Die With A Smile », Bad Bunny se substituant à Bruno Mars.
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Trump dénonce une « gifle à notre pays »
Le choix de la retenue n'a pas apaisé Donald Trump. Quelques minutes après la fin du show, le président américain a qualifié le concert d'« affront à la grandeur de l'Amérique » sur son réseau Truth Social. « Personne ne comprend un mot de ce que dit ce type », a-t-il écrit, alors que l'espagnol est parlé par plus de 41 millions de personnes aux Etats-Unis.

« Ce show n'est rien moins qu'une gifle à notre pays », a martelé Donald Trump. Une pétition demandant le remplacement de Bad Bunny par le chanteur country George Strait avait réuni plus de 130 000 signatures avant l'événement.

Un artiste engagé mais modéré dimanche
Lors des Grammy Awards une semaine plus tôt, Bad Bunny avait pourtant appelé à mettre « ICE dehors », en référence à la police de l'immigration, et scandé : « Nous ne sommes pas des animaux, nous sommes humains et nous sommes américains. » Mais il avait aussi appelé à renoncer à la haine pour privilégier l'amour, une ligne à laquelle il s'est tenu dimanche.
Le spectacle s'est conclu par un détournement du « God Bless America », transformé en slogan à la gloire de tout le continent américain, avec une procession de drapeaux latino-américains.

Un concert alternatif pour la droite conservatrice
L'organisation Turning Point avait organisé un concert alternatif baptisé « The All American Halftime Show », avec trois artistes country et le rockeur Kid Rock. Mais sur la pelouse du Levi's Stadium, la politique passait au second plan pour Duane Welty Rivera, supporteur portoricain : « Nous devons nous concentrer sur le fait que nous sommes unis. »
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