Simulez votre allocation retour à l'emploi (ARE) en 30 secondes. Montant, durée, dégressivité : tout est calculé automatiquement.
Barèmes France Travail 2026Min 31.59 €/jour
Salaire brut mensuel moyen
€/mois
Votre âge
ans
0 mois6 (minimum)24 mois
Estimation indicative basée sur les barèmes France Travail 2026. Le calcul réel dépend de votre historique exact de contrats et peut varier. Consultez france-travail.fr pour une simulation officielle.
Conditions d'éligibilité
•Avoir travaillé au moins 6 mois (130 jours ou 910 heures) au cours des 24 derniers mois
•Être inscrit comme demandeur d'emploi auprès de France Travail
•Ne pas avoir quitté volontairement son emploi (sauf démission légitime)
•Être physiquement apte à travailler
•Ne pas avoir atteint l'âge légal de la retraite avec tous ses trimestres
Questions fréquentes
Comment est calculée l'allocation chômage (ARE) en 2026 ?+
L'allocation de retour à l'emploi (ARE) est calculée à partir de votre Salaire Journalier de Référence (SJR). Le SJR correspond au total de vos salaires bruts des 24 derniers mois (ou 36 mois si vous avez 53 ans ou plus) divisé par le nombre de jours calendaires entre votre premier et dernier jour de contrat sur cette période. Deux formules de calcul coexistent : soit 40,4 % du SJR + 12,95 € par jour, soit 57 % du SJR. France Travail retient automatiquement la formule la plus avantageuse pour vous. L'ARE ne peut pas être inférieure à 31,59 €/jour (soit environ 961 € par mois), ni dépasser 75 % de votre SJR. Pour y avoir droit, vous devez avoir travaillé au moins 6 mois (130 jours ou 910 heures) au cours des 24 derniers mois. L'ARE est versée mensuellement, avec un premier paiement généralement 7 jours après votre inscription, plus un différé d'indemnisation lié à vos indemnités de rupture.
Qu'est-ce que la dégressivité de l'ARE et qui est concerné ?+
Depuis le 1er février 2023, l'ARE est réduite de 30 % après 6 mois d'indemnisation pour les demandeurs d'emploi dont le salaire brut mensuel dépassait environ 4 850 € (soit un SJR supérieur à environ 159,68 €). Concrètement, si vous gagniez 5 000 € brut par mois et que votre ARE initiale est de 95 € par jour, elle passera à environ 66,50 € au 7e mois. Toutefois, un plancher protecteur de 92,12 €/jour s'applique : votre ARE dégressive ne peut pas descendre en dessous de ce seuil. Les demandeurs d'emploi de 55 ans et plus sont exemptés de la dégressivité. Si vous retrouvez un emploi avant le 7e mois, la dégressivité ne s'applique évidemment pas. Ce mécanisme vise à inciter les hauts salaires à reprendre rapidement un emploi, mais reste controversé car il touche des personnes en recherche active.
Quelle différence entre l'indemnité de licenciement et celle de rupture conventionnelle ?+
L'indemnité légale de licenciement et l'indemnité de rupture conventionnelle se calculent de la même manière : 1/4 de mois de salaire par année d'ancienneté pour les 10 premières années, puis 1/3 de mois par année au-delà de 10 ans. La base de calcul est le salaire de référence, qui correspond au montant le plus favorable entre la moyenne des 12 derniers mois et la moyenne des 3 derniers mois de salaire brut. La condition d'ancienneté minimum est de 8 mois dans les deux cas. La différence principale est ailleurs : en cas de licenciement pour motif économique, la convention collective prévoit souvent une indemnité supérieure au minimum légal (dite « indemnité conventionnelle »). En rupture conventionnelle, le minimum est strictement l'indemnité légale. Côté fiscal, les deux indemnités bénéficient d'une exonération d'impôt et de cotisations sociales dans certaines limites (2 fois le plafond annuel de la Sécurité sociale, soit 96 120 € en 2026). Enfin, la rupture conventionnelle ouvre les mêmes droits au chômage qu'un licenciement.
Peut-on toucher le chômage après une démission ?+
En principe, la démission ne donne pas droit aux allocations chômage, car elle constitue une privation volontaire d'emploi. Cependant, il existe plusieurs exceptions. Premièrement, la « démission légitime » : suivre son conjoint qui déménage pour un emploi, violences conjugales, non-paiement des salaires par l'employeur, ou actes délictueux au travail. Dans ces cas, vous avez droit à l'ARE immédiatement. Deuxièmement, depuis le 1er novembre 2019, la « démission pour projet professionnel » permet de percevoir le chômage si vous avez au moins 5 ans d'ancienneté continue et un projet de reconversion ou de création d'entreprise validé par une commission paritaire interprofessionnelle (Transitions Pro). Troisièmement, si vous démissionnez et ne retrouvez pas d'emploi après 121 jours (4 mois), vous pouvez demander un réexamen de votre situation par France Travail : une Instance Paritaire Régionale peut vous accorder l'ARE. Ce n'est pas automatique, mais c'est un filet de sécurité peu connu.
Peut-on cumuler un emploi à temps partiel avec les allocations chômage ?+
Oui, le cumul emploi-chômage est possible et même encouragé par France Travail. Le principe est simple : pour chaque mois où vous travaillez à temps partiel (ou en intérim, CDD, auto-entrepreneur), France Travail calcule un nombre de jours « non indemnisables » proportionnel à vos revenus. Concrètement, votre revenu brut du mois est divisé par votre SJR : le résultat donne le nombre de jours non indemnisés. Les jours restants du mois sont indemnisés normalement. Exemple : si votre SJR est de 80 € et que vous gagnez 800 € brut en travaillant à temps partiel, 800 / 80 = 10 jours non indemnisés. Sur les 30 jours du mois, vous percevez 20 jours d'ARE, soit 20 × 80 = 1 600 €. Votre revenu total : 800 + 1 600 = 2 400 €. Les jours non indemnisés ne sont pas perdus : ils décalent d'autant la fin de vos droits, allongeant ainsi votre durée d'indemnisation. Ce système est avantageux car votre revenu total (salaire + ARE) est toujours supérieur à l'ARE seule.
Dernière mise à jour : mars 2026. Barèmes officiels en vigueur.
Sources et mentions légales
Les paramètres de calcul proviennent du règlement d'assurance chômage en vigueur et des publications de l'Unédic et France Travail pour 2026.
Cet outil fournit une estimation indicative. Le calcul réel dépend de votre historique exact de contrats, des périodes d'emploi et de chômage antérieures, et peut varier.
Pour une simulation officielle, rendez-vous sur france-travail.fr ou contactez votre conseiller France Travail.