À quelles aides avez-vous droit ? Test gratuit en 2 minutes
RSA, prime d'activité, APL, AAH, allocation de rentrée scolaire, PAJE : découvrez toutes les aides auxquelles votre foyer a droit.
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ⓘ Le non-recours aux aides sociales
En France, environ 30 % des personnes éligibles au RSA ne le demandent pas, et près de 50 % des ayants droit à la prime d'activité n'en font pas la demande. Au total, ce sont des milliards d'euros d'aides non versées chaque année. Les raisons : complexité des démarches, méconnaissance des droits, sentiment de honte ou crainte de contrôle.
Sources : DREES 2024, Observatoire des non-recours aux droits et services (ODENORE).
Questions fréquentes
Quelle différence entre le RSA et la prime d'activité ?+
Le RSA (revenu de solidarité active) et la prime d'activité sont deux prestations distinctes versées par la CAF, mais elles ne s'adressent pas aux mêmes publics. Le RSA est un revenu minimum garanti pour les personnes sans activité professionnelle ou avec des revenus très faibles : il est ouvert à partir de 25 ans (ou dès 18 ans avec enfant à charge), sans condition d'emploi. Son montant forfaitaire est de 651,69 euros par mois pour une personne seule depuis le 1er avril 2026, et il diminue euro pour euro quand les revenus augmentent. Le RSA s'accompagne d'une obligation d'inscription à France Travail et de démarches d'insertion. La prime d'activité, en revanche, est réservée aux personnes qui travaillent (salariées ou indépendantes) avec des revenus modestes. Elle est accessible dès 18 ans, et son calcul combine un montant forfaitaire, 61 % des revenus d'activité, et une bonification individuelle qui augmente à mesure que le salaire se rapproche du SMIC. Une personne au SMIC seul sans enfant peut toucher environ 200 à 280 euros de prime d'activité par mois. Les deux aides ne sont pas cumulables : si vous travaillez et que vos revenus dépassent le seuil RSA, vous basculez automatiquement sur la prime d'activité. En revanche, si vos revenus d'activité sont très faibles, vous pouvez percevoir un complément de RSA.
Comment est réellement calculé le montant de l'APL ?+
Le calcul de l'APL (aide personnalisée au logement) est l'un des plus complexes parmi les prestations sociales françaises. Il prend en compte cinq variables principales. Premièrement, votre loyer réel, plafonné selon la zone géographique (zone 1 pour Paris et sa proche couronne, zone 2 pour les grandes agglomérations, zone 3 pour le reste de la France) et la composition du foyer. En 2026, le loyer plafond pour une personne seule en zone 1 est d'environ 320 euros ; en zone 3, il descend à 260 euros. Deuxièmement, les ressources du foyer sur les 12 derniers mois (revenus nets avant impôts), avec un abattement pour les salariés. Troisièmement, un forfait charges (environ 56 euros pour une personne seule) est ajouté au loyer plafond. Quatrièmement, un taux de participation personnelle (part du loyer que vous devez payer vous-même) est calculé en fonction de vos revenus : plus vos revenus sont élevés, plus ce taux augmente et plus l'APL diminue. Cinquièmement, le nombre de personnes à charge modifie les plafonds et les barèmes. Depuis la réforme de 2021, les APL sont calculées en temps réel sur les revenus des 12 derniers mois glissants (et non plus sur les revenus N-2), ce qui signifie qu'une perte d'emploi se répercute plus rapidement sur le montant. Le résultat peut varier de quelques dizaines d'euros à plus de 400 euros par mois pour un foyer avec enfants en zone tendue.
Quelles aides sociales peut-on cumuler entre elles ?+
Le cumul des aides sociales est un sujet souvent mal compris, car certaines prestations sont cumulables et d'autres s'excluent mutuellement. Voici les règles principales. L'APL est cumulable avec la quasi-totalité des autres aides : RSA, prime d'activité, AAH, allocations familiales, allocation de rentrée scolaire. Cependant, le montant de l'APL perçue réduit le montant du RSA (l'APL est comptée comme un forfait logement qui diminue le RSA). La prime d'activité et le RSA ne sont pas cumulables au sens strict : si vos revenus d'activité sont suffisants, vous percevez la prime d'activité et non plus le RSA, mais une personne avec de très faibles revenus d'activité peut percevoir un RSA différentiel. L'AAH (allocation aux adultes handicapés) est cumulable avec l'APL, et partiellement cumulable avec un revenu d'activité grâce à un système d'abattement progressif. En revanche, l'AAH et l'ASS (allocation de solidarité spécifique) ne sont plus cumulables depuis 2017 : le bénéficiaire doit choisir. L'allocation de rentrée scolaire est cumulable avec toutes les autres prestations, car c'est un versement ponctuel (une fois par an en août). La PAJE (prestation d'accueil du jeune enfant) est cumulable avec le RSA, la prime d'activité et l'APL. Pour connaître votre situation exacte, le simulateur officiel mesdroitssociaux.gouv.fr croise toutes les bases de données.
Peut-on travailler et percevoir l'AAH en même temps ?+
Oui, il est possible de travailler et de percevoir l'AAH simultanément, grâce à un mécanisme d'abattement progressif conçu pour encourager l'activité professionnelle. Le fonctionnement est le suivant : si vos revenus d'activité mensuels sont inférieurs à 530 euros (soit environ 0,37 SMIC), la CAF applique un abattement de 80 % — c'est-à-dire que seuls 20 % de vos revenus sont pris en compte pour le calcul de l'AAH. Au-delà de 530 euros de revenus, l'abattement tombe à 40 % : 60 % de vos revenus sont alors déduits de votre AAH. Concrètement, une personne seule travaillant à mi-temps au SMIC (environ 718 euros net) percevrait encore une AAH partielle d'environ 650 à 700 euros, portant son revenu total à environ 1 370 euros par mois. Le cumul intégrale n'est pas possible : à mesure que les revenus d'activité augmentent, l'AAH diminue progressivement jusqu'à s'éteindre. Pour les personnes en ESAT (établissement et service d'aide par le travail), la rémunération garantie est cumulable avec l'AAH selon des règles spécifiques, avec un plafond de cumul égal à 100 % du SMIC. Depuis 2023, les revenus du conjoint ne sont plus pris en compte dans le calcul de l'AAH, ce qui a constitué une avancée majeure pour l'autonomie financière des personnes handicapées.
Comment faire ses demandes d'aides sociales et à qui s'adresser ?+
Chaque aide sociale a son propre circuit de demande, et il est important de s'adresser au bon organisme. Pour le RSA, la prime d'activité et l'APL, la demande se fait auprès de la CAF (Caisse d'allocations familiales) ou de la MSA si vous relevez du régime agricole. La CAF propose un téléservice en ligne sur caf.fr : la demande de RSA se fait via l'espace "Mes démarches", et la prime d'activité via la rubrique dédiée (déclaration trimestrielle de ressources). L'APL se demande au moment de l'emménagement, toujours sur caf.fr. Pour l'AAH, le parcours est différent : la demande doit d'abord être déposée auprès de la MDPH (maison départementale des personnes handicapées) de votre département, qui évalue votre taux d'incapacité et votre restriction d'accès à l'emploi. Une fois la CDAPH (commission des droits) favorable, la CAF verse l'allocation. Le délai moyen de traitement par la MDPH est de 4 à 6 mois. Pour l'ASS, c'est France Travail (ex-Pôle emploi) qui gère la demande et le versement : il faut justifier de 5 ans d'activité salariée dans les 10 dernières années. L'allocation de rentrée scolaire est versée automatiquement par la CAF si vous êtes allocataire et que vos enfants ont entre 6 et 18 ans. Enfin, le site mesdroitssociaux.gouv.fr permet de vérifier l'ensemble de vos droits potentiels en croisant les données de la CAF, France Travail, l'Assurance maladie et les départements.
Dernière mise à jour : mars 2026. Barèmes officiels en vigueur.
Sources et mentions légales
Les barèmes utilisés dans cet outil proviennent de la CAF (caf.fr), de la MSA, du ministère des Solidarités, de service-public.fr et du Code de la sécurité sociale.
Cet outil fournit une estimation indicative. Il ne constitue pas un acte de notification de droits. Seuls la CAF, la MSA, la MDPH ou France Travail peuvent déterminer vos droits réels.
Dernière mise à jour des barèmes : mars 2026. Intègre les revalorisations au 1er avril 2026.