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Calculez votre indemnité
de licenciement

Licenciement ou rupture conventionnelle : estimez votre indemnité légale en 30 secondes, avec le détail du calcul et le régime fiscal.

Code du travail 2026Exonération fiscale calculée

Type de rupture

Salaire brut mensuel

€/mois

Années d'ancienneté

ans

Estimation indicative basée sur le Code du travail 2026 (articles L1234-9 et suivants). L'indemnité réelle peut différer selon votre convention collective et votre situation spécifique.

Ce qu'il faut savoir

  • Ancienneté minimum : 8 mois ininterrompus chez le même employeur
  • Salaire de référence : le plus favorable entre la moyenne des 12 derniers mois et celle des 3 derniers mois
  • Convention collective : peut prévoir une indemnité supérieure au minimum légal
  • Rupture conventionnelle : même calcul minimum, mais négociable à la hausse
  • Droits au chômage : licenciement et rupture conventionnelle ouvrent les mêmes droits ARE

Questions fréquentes

Comment est calculée l'allocation chômage (ARE) en 2026 ?+
L'allocation de retour à l'emploi (ARE) est calculée à partir de votre Salaire Journalier de Référence (SJR). Le SJR correspond au total de vos salaires bruts des 24 derniers mois (ou 36 mois si vous avez 53 ans ou plus) divisé par le nombre de jours calendaires entre votre premier et dernier jour de contrat sur cette période. Deux formules de calcul coexistent : soit 40,4 % du SJR + 12,95 € par jour, soit 57 % du SJR. France Travail retient automatiquement la formule la plus avantageuse pour vous. L'ARE ne peut pas être inférieure à 31,59 €/jour (soit environ 961 € par mois), ni dépasser 75 % de votre SJR. Pour y avoir droit, vous devez avoir travaillé au moins 6 mois (130 jours ou 910 heures) au cours des 24 derniers mois. L'ARE est versée mensuellement, avec un premier paiement généralement 7 jours après votre inscription, plus un différé d'indemnisation lié à vos indemnités de rupture.
Qu'est-ce que la dégressivité de l'ARE et qui est concerné ?+
Depuis le 1er février 2023, l'ARE est réduite de 30 % après 6 mois d'indemnisation pour les demandeurs d'emploi dont le salaire brut mensuel dépassait environ 4 850 € (soit un SJR supérieur à environ 159,68 €). Concrètement, si vous gagniez 5 000 € brut par mois et que votre ARE initiale est de 95 € par jour, elle passera à environ 66,50 € au 7e mois. Toutefois, un plancher protecteur de 92,12 €/jour s'applique : votre ARE dégressive ne peut pas descendre en dessous de ce seuil. Les demandeurs d'emploi de 55 ans et plus sont exemptés de la dégressivité. Si vous retrouvez un emploi avant le 7e mois, la dégressivité ne s'applique évidemment pas. Ce mécanisme vise à inciter les hauts salaires à reprendre rapidement un emploi, mais reste controversé car il touche des personnes en recherche active.
Quelle différence entre l'indemnité de licenciement et celle de rupture conventionnelle ?+
L'indemnité légale de licenciement et l'indemnité de rupture conventionnelle se calculent de la même manière : 1/4 de mois de salaire par année d'ancienneté pour les 10 premières années, puis 1/3 de mois par année au-delà de 10 ans. La base de calcul est le salaire de référence, qui correspond au montant le plus favorable entre la moyenne des 12 derniers mois et la moyenne des 3 derniers mois de salaire brut. La condition d'ancienneté minimum est de 8 mois dans les deux cas. La différence principale est ailleurs : en cas de licenciement pour motif économique, la convention collective prévoit souvent une indemnité supérieure au minimum légal (dite « indemnité conventionnelle »). En rupture conventionnelle, le minimum est strictement l'indemnité légale. Côté fiscal, les deux indemnités bénéficient d'une exonération d'impôt et de cotisations sociales dans certaines limites (2 fois le plafond annuel de la Sécurité sociale, soit 96 120 € en 2026). Enfin, la rupture conventionnelle ouvre les mêmes droits au chômage qu'un licenciement.
Peut-on toucher le chômage après une démission ?+
En principe, la démission ne donne pas droit aux allocations chômage, car elle constitue une privation volontaire d'emploi. Cependant, il existe plusieurs exceptions. Premièrement, la « démission légitime » : suivre son conjoint qui déménage pour un emploi, violences conjugales, non-paiement des salaires par l'employeur, ou actes délictueux au travail. Dans ces cas, vous avez droit à l'ARE immédiatement. Deuxièmement, depuis le 1er novembre 2019, la « démission pour projet professionnel » permet de percevoir le chômage si vous avez au moins 5 ans d'ancienneté continue et un projet de reconversion ou de création d'entreprise validé par une commission paritaire interprofessionnelle (Transitions Pro). Troisièmement, si vous démissionnez et ne retrouvez pas d'emploi après 121 jours (4 mois), vous pouvez demander un réexamen de votre situation par France Travail : une Instance Paritaire Régionale peut vous accorder l'ARE. Ce n'est pas automatique, mais c'est un filet de sécurité peu connu.
Peut-on cumuler un emploi à temps partiel avec les allocations chômage ?+
Oui, le cumul emploi-chômage est possible et même encouragé par France Travail. Le principe est simple : pour chaque mois où vous travaillez à temps partiel (ou en intérim, CDD, auto-entrepreneur), France Travail calcule un nombre de jours « non indemnisables » proportionnel à vos revenus. Concrètement, votre revenu brut du mois est divisé par votre SJR : le résultat donne le nombre de jours non indemnisés. Les jours restants du mois sont indemnisés normalement. Exemple : si votre SJR est de 80 € et que vous gagnez 800 € brut en travaillant à temps partiel, 800 / 80 = 10 jours non indemnisés. Sur les 30 jours du mois, vous percevez 20 jours d'ARE, soit 20 × 80 = 1 600 €. Votre revenu total : 800 + 1 600 = 2 400 €. Les jours non indemnisés ne sont pas perdus : ils décalent d'autant la fin de vos droits, allongeant ainsi votre durée d'indemnisation. Ce système est avantageux car votre revenu total (salaire + ARE) est toujours supérieur à l'ARE seule.

Dernière mise à jour : mars 2026. Barèmes officiels en vigueur.

Sources et mentions légales

Le calcul est basé sur les articles L1234-9 et suivants du Code du travail, et les barèmes en vigueur pour 2026 (plafond annuel Sécurité sociale : 48 060 €).

Cet outil calcule l'indemnité légaleminimum. Votre convention collective peut prévoir des montants supérieurs. En cas de doute, consultez un avocat en droit du travail ou les services de l'inspection du travail.

L'exonération fiscale est calculée dans la limite de 2 fois le plafond annuel de la Sécurité sociale (96 120 € en 2026). Au-delà, la fraction excédentaire est imposable.