Les allergiques le sentent déjà : la saison des pollens 2026 a démarré avec une à trois semaines d’avance selon les régions. L’hiver trop doux a empêché la dormance végétale habituelle. Près de 20 millions de Français sont concernés.
Une saison en avance : pourquoi ?
Les noisetiers ont commencé à libérer leurs grains dès le 19 décembre, bien avant mi-janvier (période habituelle). Les températures supérieures aux normales depuis fin février ont accéléré la pollinisation de l’aulne, du frêne et du cyprès.
Le changement climatique est le facteur déterminant : les hivers doux empêchent les végétaux d’entrer dans une dormance suffisante. Les saisons polliniques sont plus longues et plus intenses chaque année, selon le ministère de la Transition écologique.
Quels pollens en mars 2026 ?
Le calendrier pollinique de mars 2026 :
- Cyprès : dominant dans le Sud, surtout en PACA et sur le pourtour méditerranéen. Risque élevé à très élevé selon AtmoSud
- Aulne : très abondant sur l’ensemble du territoire, symptômes décrits comme « très violents »
- Bouleau : arrive massivement, pic prévu entre avril et début mai. C’est le pollen le plus allergène en France
- Frêne : actif en mars dans la moitié nord
La carte en temps réel est consultable sur pollens.fr (Atmo France) et sur Airparif pour l’Île-de-France.
20 millions de Français touchés
Selon l’Anses, 30 % des adultes et 20 % des enfants de plus de 9 ans souffrent d’allergies aux pollens en France, soit près de 20 millions de personnes. Les symptômes classiques : rhinite (nez bouché, éternuements), conjonctivite (yeux rouges, larmoiements), toux, asthme chez les cas les plus sévères.
Traitements et gestes pratiques
Le RNSA (Réseau national de surveillance aérobiologique) recommande de commencer les traitements avant l’apparition des symptômes. Traitements disponibles sans ordonnance en pharmacie :
- Antihistaminiques oraux (cétirizine, loratadine)
- Sprays nasaux à base de cortiïcoïdes
- Collyres antiallergiques
Gestes pratiques recommandés par les allergologues :
- Aérer le logement tôt le matin ou tard le soir (concentrations plus faibles)
- Se laver les cheveux le soir pour éliminer les pollens accumulés
- Porter des lunettes de soleil en extérieur
- Éviter de faire sécher le linge dehors
- Garder les fenêtres fermées en voiture et utiliser la recirculation d’air
Quand consulter ?
Si les symptômes persistent malgré les traitements en vente libre, ou si des crises d’asthme apparaissent (sifflements, essoufflement), une consultation chez un allergologue est recommandée. La désensibilisation (immunothérapie) peut réduire les symptômes de 30 à 40 % après 3 à 5 ans de traitement.










