Cécile Hernandez a décroché dimanche 8 mars son deuxième titre paralympique consécutif en snowboard cross, à Cortina d'Ampezzo. La Française de 51 ans, qui vit avec une sclérose en plaques, offre à la délégation tricolore sa première médaille d'or des Jeux paralympiques d'hiver 2026, quatre ans après son premier sacre à Pékin.
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Un titre conquis devant sa fille
En larmes au moment d'enlacer sa fille Victoire-Éléonore, 18 ans, venue célébrer son sacre au bord de la piste, la porte-drapeau de la délégation française n'a pas caché son émotion. « Je m'étais promis de ne pas pleurer, d'avoir un sourire "Email Diamant", mais non j'ai pleuré », a-t-elle déclaré. « C'est en la regardant, elle, que je réalise qu'on l'a fait ».
« Je suis tellement fière d'elle, de ce qu'elle fait avec son handicap, son âge. Moi, je ne savais pas que je pouvais ressentir ça une fois dans ma vie », a réagi Victoire-Éléonore, débordée par l'émotion. « C'était mon rêve ultime de la voir sauter dans mes bras », a ajouté la snowboardeuse, quintuple championne du monde.
Une préparation marquée par le doute
Le parcours vers ce deuxième titre n'a pas été linéaire. Victime de plusieurs blessures ces derniers mois, confrontée à des conditions de préparation qui ne lui convenaient plus et à l'évolution de sa maladie, Hernandez a songé à arrêter sa carrière.
« J'étais dans ma voiture, on m'appelle pour me demander si ça va et je me suis mise à pleurer », racontait-elle récemment. « Mon préparateur mental m'a dit que j'avais besoin d'un psychologue car il y avait une dualité entre ma passion et mon bien-être mental ». Le travail avec un psychologue l'a aidée à retrouver le plaisir du snowboard et la motivation pour les Jeux.
Une finale maîtrisée malgré un début hésitant
La veille, lors des qualifications, Hernandez n'avait pas trouvé ses repères. « Hier, je n'étais pas dedans. Alors ce matin j'ai prévenu tout le monde : je ne vais parler à personne aujourd'hui », a-t-elle expliqué. Seule entorse à cette règle : un bref regard échangé avec sa fille avant la course.
Après une demi-finale maîtrisée, où deux concurrentes ont chuté, la Française a dû contenir le retour de l'Américaine Kate Delson en finale pour s'imposer et confirmer son statut de reine de la discipline paralympique.










