C'est depuis sa station de Courchevel qu'Alexis Pinturault a mis fin au suspense samedi. Le skieur de bientôt 35 ans, plus grand palmarès du ski alpin français, a annoncé qu'il raccrocherait les skis après les finales de la Coupe du monde, programmées le 24 mars à Hafjell, en Norvège.
Un palmarès inégalé dans le ski français
« L'idée pour moi, c'est de me retirer et de passer à autre chose », a déclaré le Savoyard, vainqueur du gros globe de cristal en 2021. Avec 34 victoires en Coupe du monde, trois médailles olympiques et deux titres de champion du monde en combiné, Pinturault laisse derrière lui un bilan que personne n'a approché dans le ski alpin tricolore.
Sa dernière victoire remonte au titre mondial conquis à domicile en 2023, apothéose d'une carrière entamée dans les années 2010. Après ce sacre, « Pintu » avait tenté un virage ambitieux : abandonner le slalom pour viser une victoire en descente, la seule discipline où il ne s'était jamais imposé.
Deux blessures et un rêve olympique brisé
Le pari s'est heurté à la réalité physique. Touché gravement en janvier 2024, puis à nouveau en janvier 2025, Pinturault a passé de longs mois en rééducation. Devenu père entre-temps, il avait déjà songé à tout arrêter.
La perspective de Jeux olympiques dans les Alpes, à Milan Cortina, l'avait convaincu de poursuivre. « Les Jeux olympiques, c'était clairement l'objectif de l'année, c'est ce qui m'avait motivé à revenir », avait-il confié fin février. Mais le skieur n'a pas réussi à se qualifier, scellant de fait sa décision.
Des adieux à Courchevel dimanche
Pinturault a précisé avoir pris sa décision « depuis longtemps ». « Si on n'arrive plus à trouver la raison, ou une raison suffisante pour continuer, c'est le moment de tourner cette fameuse page. Je pense qu'aujourd'hui, j'en suis là », a-t-il expliqué.
Avant sa dernière course officielle à Hafjell, il prendra dimanche le départ du super-G de Courchevel en tant qu'ouvreur, devant ses proches, ses coéquipiers et son public, pour des adieux qui s'annoncent chargés d'émotion dans la station qui l'a vu grandir.











