La gauche a décidé lundi de faire front commun dans plusieurs grandes villes pour le second tour des municipales. Le PS a conclu de nombreux accords avec La France insoumise, malgré les critiques de l’opposition. Le dépôt des listes est attendu mardi à 18h00.
Des fusions en cascade dans les grandes villes
Toulouse, Nantes, Limoges, Avignon, Brest, Clermont-Ferrand : les alliances PS-LFI se sont multipliées. À Toulouse, la liste PS-Écologistes s’est rangée derrière l’Insoumis François Piquemal, arrivé en tête à gauche. À Nantes, Johanna Rolland (PS) a accepté une fusion pour contenir la remontée de la droite.
« Je comprends parfaitement les choix » de ces candidats, a affirmé Olivier Faure, premier secrétaire du PS, sur France 2, refusant de mettre sur le même plan les figures insoumises locales et Jean-Luc Mélenchon.
Paris et Marseille : la ligne rouge
À Marseille, le maire sortant Benoît Payan a déposé sa liste sans LFI, refusant toute « tambouille ». Manuel Bompard (LFI) a dénoncé « une décision d’une irresponsabilité absolue ». Une quadrangulaire se dessine avec Franck Allisio (RN, 35 % au premier tour) et Martine Vassal (droite).

À Paris, Emmanuel Grégoire a écarté toute alliance avec LFI. Sophia Chikirou (LFI) maintient sa liste. En face, Rachida Dati a rallié Pierre-Yves Bournazel (Horizons). Sarah Knafo (Reconquête) fait planer le doute sur son maintien.
Lyon, Strasbourg, Lille : les configurations clés
À Lyon, un duel se dessine entre le sortant écologiste Grégory Doucet, allié à LFI, et Jean-Michel Aulas (droite+centre). À Strasbourg, la sortante Jeanne Barseghian (Écolos+LFI) affronte la socialiste Catherine Trautmann en triangulaire.


À Lille, les Écologistes ont choisi le PS plutôt que LFI, isolant les Insoumis. Le RN cible Toulon, où sa députée Laure Lavalette est largement en tête. À Nice, Éric Ciotti (UDR-RN) est en position favorable devant Christian Estrosi.
Vives réactions de la droite et du centre
« Honte et déshonneur », a fustigé Bruno Retailleau (LR). Marine Le Pen a dénoncé « la gauche la plus hypocrite de la terre ». Gabriel Attal (Renaissance) a estimé qu’il s’agissait d’un « accord national », et non de simples accords locaux.













