Onze interpellés dont trois proches de Raphaël Arnault : la pression s'intensifie sur La France insoumise après la mort du militant nationaliste Quentin Deranque, roué de coups par plusieurs personnes encagoulées en marge d'une conférence de l'eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences Po Lyon.
Des interpellations en série
Un homme suspecté d'avoir un lien direct avec les violences et sa compagne ont été interpellés mercredi, portant à onze le nombre de personnes en garde à vue. Parmi les suspects figurent un ancien stagiaire et deux assistants parlementaires du député Arnault, fondateur du groupe d'ultragauche La Jeune Garde, en cours de dissolution.
L'assistant parlementaire Jacques-Elie Favrot « a reconnu les faits qui lui étaient reprochés, en tous les cas la commission de violences et sa présence sur les lieux », mais « a indiqué qu'il n'était pas l'auteur des coups qui ont provoqué le décès », selon son avocat. La présidente de l'Assemblée Yaël Braun-Pivet a suspendu l'accès aux locaux des deux assistants.
À lire aussi
- Tariq Ramadan jugé à Paris pour viols sur trois femmes
- Affaire Adama Traoré : la Cour de cassation tranche sur l'enquête
Le gouvernement monte au créneau
La porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a appelé LFI à « exclure » Raphaël Arnault de son groupe de députés et à ce qu'il n'y ait « plus jamais un député LFI » élu aux prochaines législatives. Le ministre de la Justice Gérald Darmanin a accusé Jean-Luc Mélenchon de « relativiser le meurtre d'un jeune homme ».


Jordan Bardella a estimé qu'Arnault devrait « démissionner ». Bruno Retailleau a plaidé pour un « cordon sanitaire » autour de LFI.
La gauche fracturée
L'affaire divise la gauche à moins d'un mois des municipales. Raphaël Glucksmann et François Hollande ont jugé toute alliance avec LFI impossible. LFI dénonce une « instrumentalisation » du meurtre. Mélenchon a reconnu avoir « fréquenté » la Jeune Garde mais insiste sur leurs « divergences ». Le siège national de LFI a dû être évacué après une alerte à la bombe.











