Les positions ukrainiennes et russes « diffèrent » toujours sur des points clés, a indiqué le président Volodymyr Zelensky après deux jours de pourparlers « difficiles » à Genève destinés à mettre fin à quatre ans de conflit en Ukraine. Ces négociations entre Ukrainiens, Russes et Américains se sont achevées mercredi matin.
Des progrès sur le cessez-le-feu, un blocage sur les territoires
« On peut voir qu'un certain travail préparatoire a été fait, mais pour l'instant, les positions diffèrent » sur les questions « sensibles » des territoires et de la centrale nucléaire de Zaporijjia, a déclaré Zelensky. Concernant le volet militaire, il a affirmé que les deux camps s'étaient entendus sur « la quasi-totalité des points » pour la mise en œuvre d'un éventuel cessez-le-feu.
« Cette surveillance se fera assurément avec la participation des Américains. J'y vois un signal positif », a ajouté le président ukrainien, tout en soulignant qu'une telle trêve nécessitait au préalable une « volonté politique » commune. Les négociations bloquent notamment sur le Donbass : Moscou réclame le retrait des forces ukrainiennes des zones encore contrôlées dans la région de Donetsk.
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Des discussions « difficiles mais professionnelles »
Le chef de la délégation russe, Vladimir Medinski, a qualifié les négociations de « difficiles mais professionnelles ». Le négociateur en chef ukrainien, Roustem Oumerov, a affirmé qu'il y avait eu des « progrès » sans pouvoir divulguer de « détail ».


Zelensky a accusé Moscou d'essayer de « faire traîner en longueur » les discussions, tandis que la Russie lançait dans la nuit un missile balistique et 126 drones sur l'Ukraine. Des « conseillers » d'Allemagne, de France, du Royaume-Uni et d'Italie étaient présents à Genève sans prendre part aux discussions.
La pression américaine
L'émissaire de la Maison Blanche Steve Witkoff a salué « un progrès significatif ». Donald Trump, qui fait pression pour un dénouement diplomatique, a répété : « L'Ukraine ferait mieux de venir à la table des discussions, et rapidement. » La Russie occupe mi-février 19,5 % du territoire ukrainien.











