Sanae Takaichi a été officiellement reconduite dans ses fonctions de Première ministre par le Parlement japonais mercredi, après sa victoire écrasante aux législatives du 8 février. Le Parti libéral-démocrate (PLD) a obtenu à lui seul une majorité des deux tiers à la chambre basse, le meilleur score de son histoire.
Un programme ambitieux pour quatre ans
Première femme à occuper ce poste au Japon, Mme Takaichi, 64 ans, a estimé que sa victoire montrait que le public souhaitait « d'importantes réformes politiques », dont « une politique budgétaire responsable » et le renforcement de « la politique de sécurité ». Elle a annoncé vouloir créer une Agence nationale du Renseignement.
Dans le sillage de son mentor Shinzo Abe, elle s'est engagée à renforcer la défense du Japon, à durcir les réglementations sur les étrangers et à supprimer la taxe sur les produits alimentaires pendant deux ans pour soulager les ménages face à l'inflation, malgré l'avertissement du FMI qui a jugé cette mesure « non ciblée ».
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Des tensions croissantes avec la Chine
Ses propos de novembre laissant entendre que Tokyo pourrait intervenir militairement en cas d'attaque contre Taïwan ont provoqué la colère de Pékin, qui a déconseillé les voyages au Japon et durci ses restrictions commerciales. Le chef de la diplomatie chinoise Wang Yi a dénoncé à Munich les forces japonaises cherchant à « raviver le militarisme ».

La coalition gouvernementale souhaite également relancer le débat sur la réforme constitutionnelle et la succession impériale. Mme Takaichi et de nombreux membres du PLD s'opposent à ce qu'une femme puisse devenir impératrice.










