Estimez vos aides MaPrimeRénov', primes CEE et Éco-PTZ selon votre profil et vos travaux. Barèmes 2026 à jour.
PAC : jusqu'à 5 000 eurosÉco-PTZ : jusqu'à 50 000 euros8 types de travaux
1. Votre catégorie de revenus
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Estimation indicative basée sur les barèmes MaPrimeRénov' 2026 publiés par l'ANAH. Les montants réels peuvent varier selon la nature exacte des travaux, les devis et l'instruction de votre dossier. Pour les montants au m², l'aide affichée est par unité.
Questions fréquentes
Qui peut bénéficier de MaPrimeRénov' en 2026 et quelles sont les conditions d'éligibilité exactes ?+
MaPrimeRénov' est accessible à tous les propriétaires occupants et bailleurs, sans condition de revenus depuis 2024 — mais le montant de la prime dépend directement de votre catégorie de revenus (Bleu, Jaune, Violet ou Rose). Le logement doit être construit depuis au moins 15 ans (sauf pour le remplacement d'une chaudière fioul, où 2 ans suffisent) et constituer votre résidence principale. Les propriétaires bailleurs peuvent aussi en bénéficier, dans la limite de 3 logements mis en location. En 2026, le dispositif distingue deux parcours : MaPrimeRénov' Efficacité (geste par geste, un seul type de travaux) et MaPrimeRénov' Performance (rénovation globale avec un gain d'au moins 2 classes DPE). Pour les logements classés F ou G (passoires énergétiques), seul le parcours Performance est accessible depuis janvier 2025, sauf dérogation temporaire. Les travaux doivent impérativement être réalisés par un artisan certifié RGE (Reconnu Garant de l'Environnement), et le devis ne doit pas être signé avant le dépôt de la demande sur le site maprimerenov.gouv.fr.
Comment cumuler MaPrimeRénov', les primes CEE et l'Éco-PTZ pour maximiser le financement de ses travaux ?+
Le cumul des aides est non seulement possible, mais fortement recommandé — c'est même la stratégie la plus rentable pour financer une rénovation. Première étape : constituez votre dossier de prime CEE (Certificats d'Économie d'Énergie) AVANT de signer le devis. Les fournisseurs d'énergie (EDF, Engie, TotalEnergies) versent ces primes pour financer les travaux des particuliers — les montants varient selon l'opérateur, comparez. Deuxième étape : déposez votre demande MaPrimeRénov' sur le site officiel avant de démarrer les travaux. Les deux aides se cumulent sans problème. Troisième étape : demandez un Éco-PTZ (prêt à taux zéro) auprès de votre banque — il peut atteindre 50 000 euros pour une rénovation globale, remboursable sur 20 ans sans intérêt. Les aides des collectivités locales (département, région, commune) sont également cumulables dans la plupart des cas. En revanche, le montant total des aides ne peut pas dépasser un pourcentage du coût des travaux : 90 % pour les ménages très modestes, 75 % pour les modestes, 60 % pour les intermédiaires, 40 % pour les aisés. Attention au piège classique : si vous signez le devis avant de constituer le dossier CEE, vous perdez la prime CEE définitivement.
Par quels travaux commencer pour rénover efficacement et quelle est la priorité technique ?+
L'ordre des travaux est fondamental et souvent mal compris. La règle d'or : isoler avant de chauffer. Commencer par changer sa chaudière sans isoler revient à chauffer une passoire — le nouvel équipement sera surdimensionné et peu rentable. L'ordre technique optimal est : 1) Réaliser un audit énergétique pour identifier les déperditions (murs, toit, fenêtres, plancher bas) et définir un parcours cohérent. 2) Isoler le toit et les combles — c'est là où les déperditions sont les plus fortes (25 à 30 % de la chaleur s'échappe par le toit). 3) Isoler les murs par l'extérieur si possible (20 à 25 % des déperditions). 4) Remplacer les fenêtres en simple vitrage (10 à 15 % des déperditions). 5) Installer une VMC double flux pour assurer le renouvellement d'air sans déperdition. 6) ENSUITE seulement, remplacer le système de chauffage par un équipement adapté aux besoins réels du logement isolé (PAC, chaudière bois). En procédant dans cet ordre, le système de chauffage sera correctement dimensionné et le retour sur investissement bien meilleur. Le parcours MaPrimeRénov' Performance, qui finance la rénovation globale, encourage justement cette approche cohérente avec des primes nettement plus élevées que les gestes isolés.
Quel est le retour sur investissement réel d'une rénovation énergétique et en combien de temps les travaux sont-ils rentabilisés ?+
Le retour sur investissement dépend de trois facteurs : l'état initial du logement, le type de travaux et le prix de l'énergie. Pour une passoire énergétique (DPE F ou G) qui passe en C après rénovation globale, les économies moyennes constatées sont de 40 à 70 % sur la facture énergétique annuelle. Avec un prix moyen du gaz autour de 0,12 euro/kWh et de l'électricité autour de 0,27 euro/kWh en 2026, un logement de 100 m2 qui consommait 25 000 kWh/an (classe F) et passe à 10 000 kWh/an (classe C) économise entre 1 800 et 4 000 euros par an selon l'énergie utilisée. Après déduction des aides (MaPrimeRénov' + CEE + Éco-PTZ), le reste à charge pour une rénovation globale de 40 000 à 60 000 euros peut descendre à 15 000-25 000 euros pour un ménage modeste. Le retour sur investissement net se situe donc entre 5 et 12 ans selon les cas. Mais le calcul purement financier omet deux éléments majeurs : la valorisation du bien immobilier (un logement classé C se vend 10 à 20 % plus cher qu'un logement classé F) et le confort thermique — fini les murs froids, les courants d'air et les pièces à 16 degrés en hiver. Pour les propriétaires bailleurs, la loi Climat interdit progressivement la location des passoires : les logements G sont interdits à la location depuis 2025, les F le seront en 2028, les E en 2034.
Quelle est la différence entre MaPrimeRénov' Parcours par geste et MaPrimeRénov' Performance (rénovation globale) ?+
Depuis la réforme de 2024, MaPrimeRénov' se décline en deux volets distincts avec des logiques et des montants très différents. Le parcours par geste (MaPrimeRénov' Efficacité) finance un seul type de travaux à la fois : isolation, changement de fenêtres, installation d'une PAC, etc. Les montants sont forfaitaires et dépendent de votre catégorie de revenus. Ce parcours est adapté pour les logements déjà corrects (classés C, D ou E) qui nécessitent une amélioration ciblée. Le parcours rénovation globale (MaPrimeRénov' Performance) finance un ensemble cohérent de travaux visant un gain d'au moins 2 classes DPE. Les aides sont nettement plus généreuses : jusqu'à 63 000 euros pour un ménage très modeste (Bleu) passant de F/G à A/B. Ce parcours impose un accompagnement par un Accompagnateur Rénov' agréé (Mon Accompagnateur Rénov'), dont le coût est en partie pris en charge. Depuis le 1er janvier 2025, les propriétaires de logements classés F ou G (passoires énergétiques) n'ont plus accès au parcours par geste — ils doivent obligatoirement passer par le parcours Performance pour engager une rénovation d'ampleur. Des dérogations temporaires existent pour les cas d'urgence (remplacement d'une chaudière en panne, par exemple). En pratique, le parcours Performance est presque toujours plus avantageux financièrement, mais il demande une planification plus lourde et un chantier plus long.
Dernière mise à jour : mars 2026. Barèmes officiels en vigueur.
Sources et mentions légales
Barèmes MaPrimeRénov' 2026 publiés par l'ANAH (Agence Nationale de l'Habitat). Plafonds de revenus mis à jour pour 2026. Primes CEE indicatives — les montants réels varient selon l'opérateur et la zone climatique.
L'Éco-PTZ est un prêt à taux zéro accordé par les banques partenaires. Le montant et la durée dépendent du nombre de travaux et du type de rénovation. Condition : travaux réalisés par un artisan RGE dans un logement de plus de 2 ans.
Cet outil fournit une estimation indicative. Les montants définitifs sont déterminés lors de l'instruction du dossier par l'ANAH. Pour déposer une demande officielle, rendez-vous sur maprimerenov.gouv.fr.