Retournement diplomatique au 24e jour du conflit : Donald Trump affirme que Jared Kushner et Steve Witkoff ont contacté le président du Parlement iranien Mohammad Bagher Ghalibaf, via l'Égypte, le Pakistan et la Turquie. Il revendique des « points d'accord majeurs ». Ghalibaf dément formellement. Le gazole franchit 2,22 €/l en France.
L'Assemblée lance sa mission flash sur les laits infantiles contaminés. En face : Nestlé, Danone, Lactalis. Derrière eux, un fournisseur chinois unique, Cabio Biotech, muré dans le silence. Trois bébés sont morts en France.
L’Allemagne importe 26 TWh d’électricité nucléaire française, l’Italie paie son courant 40 €/MWh plus cher. En pleine crise d’Ormuz, le nucléaire offre à la France un bouclier que ses voisins ont perdu.
La France importe 67 % de ses engrais azotés. Un tiers de l'urée mondiale transite par le détroit d'Ormuz, désormais bloqué. Les prix ont bondi de 50 % en trois semaines, et les agriculteurs français n'ont sécurisé que 11 % de leurs besoins pour le printemps.
Une station sur deux est en rupture dans les Bouches-du-Rhône. Le Gard, le Vaucluse, la Loire-Atlantique et le Var suivent. Au 24 mars, 959 stations sont en rupture totale et 1 210 en rupture partielle dans tout le pays. Le gouvernement a rationné les poids lourds. Pour les automobilistes, aucune mesure nationale — mais les préfets ont le pouvoir de limiter les achats à tout moment.
La guerre en Iran et le blocage du détroit d'Ormuz ont mis au jour une réalité que les Français ignorent : pour remplir leurs assiettes, la France dépend de sept fournisseurs étrangers. Si un seul maillon lâche, les conséquences se comptent en euros et en rayons vides.
Le détroit d’Ormuz est bloqué depuis fin février. La France dispose de 118 jours de réserves stratégiques. Mais derrière ce chiffre rassurant se cache une cascade de ruptures qui touche bien plus que le prix de l’essence.
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