Un homme armé d'un couteau s'est précipité vendredi soir sur des gendarmes sous l'Arc de Triomphe à Paris, lors de la cérémonie quotidienne de ravivage de la flamme de la tombe du soldat inconnu. Neutralisé par des tirs, l'assaillant a été transporté à l'hôpital dans un état « très grave ». Le parquet national antiterroriste (Pnat) s'est saisi des faits.
Les faits : une attaque pendant la cérémonie du soldat inconnu
Les faits se sont déroulés vers 18 heures, à quelques pas de l'avenue des Champs-Élysées, au moment où un homme muni d'un couteau s'est précipité sur un gendarme de la musique de la gendarmerie mobile participant au service d'honneur de la cérémonie.
D'autres gendarmes ont fait usage de leur arme de service pour neutraliser l'assaillant, selon la gendarmerie. Le gendarme visé a été très légèrement blessé par le couteau, selon une source policière.
Laurent Nuñez ministre de lIntérieur
Laurent Nuñez, ministre de l'Intérieur, a précisé depuis le Var où il était en déplacement qu'« à ce stade », on « ne connaissait pas la raison » de l'attaque.
Un assaillant sous surveillance administrative
L'attaquant, domicilié à Aulnay-sous-Bois en Seine-Saint-Denis, faisait l'objet d'une « mesure individuelle de contrôle administratif et de surveillance » (Micas), selon une source proche du dossier. Cette mesure l'obligeait à pointer tous les jours au commissariat.
Le Pnat a annoncé l'ouverture d'une enquête en flagrance et l'envoi d'un magistrat sur les lieux. L'enquête a été confiée à la section antiterroriste de la brigade criminelle de la police judiciaire de Paris.
Périmètre de sécurité et réactions sur place
Après l'attaque, des camions de CRS stationnaient sur la place de l'Étoile et barraient l'accès à la tombe du soldat inconnu. Les arrêts de bus environnants n'étaient pas desservis et les stations de métro fermées. Vers 20 heures, la circulation avait repris, mais les forces de sécurité restaient présentes en nombre.
Des touristes filmaient le monument sans savoir ce qui s'était passé une heure plus tôt. « Nous venons de Pologne, nous avons l'habitude de ce genre de choses. C'est grave bien sûr, mais il n'y a qu'un seul homme impliqué [...]. Nous allons tout de même poursuivre notre visite et profiter de Paris », a déclaré à l'AFP Bartek Kowalski, tout juste arrivé dans la capitale avec sa compagne.
Franck Ramos 51 ans venu
Franck Ramos, 51 ans, venu de la région de Bayonne en famille, a réagi : « C'est choquant et encore une fois cela montre l'insécurité. »











