Emmanuel Macron a déambulé douze heures durant dans un Salon de l'agriculture privé de ses vaches en raison d'une épidémie de dermatose, parvenant à s'entretenir avec plusieurs syndicats dont la Coordination rurale (CR). La Confédération paysanne a de son côté réitéré son boycott du Salon.
Une rencontre tendue avec la Coordination rurale
La Coordination rurale avait d'abord refusé de « s'afficher » avec le président, avant d'accepter la rencontre. « Il nous a promis une énième réunion à l'Élysée. Mais ça fait deux ans qu'on porte les mêmes choses », a déploré Bertrand Venteau, représentant de la CR.
José Pérez, de la CR Lot-et-Garonne, a pris la tête de « bonnets jaunes » pour manifester dans le hall du Salon, exprimant la colère persistante du monde agricole. Les visiteurs ont été tenus à l'écart de la déambulation présidentielle.
Soutien aux filières et annonces sur les normes
La FNSEA et les Jeunes Agriculteurs espèrent que le chef de l'État pèsera dans les négociations sur la PAC post-2027. Macron a apporté son soutien aux filières volaille, oeufs et porc avec une formule imagée : « On ne peut pas mettre plus de temps à faire un poulailler qu'on a pris à rénover Notre-Dame. »


Le président a annoncé travailler avec les préfets pour identifier les « projets prioritaires » afin d'accélérer les procédures administratives qui freinent les exploitations agricoles.
Un monde agricole en crise structurelle
Le monde agricole français fait face à une accumulation de difficultés : poids des normes, droits de douane, aléas climatiques, accord du Mercosur et épidémies animales. La dermatose qui a privé le Salon de ses vaches en est l'illustration la plus visible.



Depuis dix ans, le nombre d'agriculteurs n'a cessé de baisser en France, un déclin structurel que les annonces présidentielles successives n'ont pas enrayé.











