Le Premier ministre Sébastien Lecornu a dévoilé jeudi les axes stratégiques de la nouvelle politique énergétique de la France, qui entend répondre d'ici à 2035 aux enjeux de souveraineté, de compétitivité, de pouvoir d'achat et de décarbonation.
La relance du nucléaire au cœur de la PPE
Dans cette 3e Programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE), sujet d'intenses débats depuis trois ans, le gouvernement prévoit un plan « ambitieux » de relance de la consommation d'une électricité décarbonée, notamment d'origine nucléaire, en remplacement des énergies fossiles coûteuses à importer.
« Il n'y a pas de schéma dans lequel on peut être dépendant », a déclaré Sébastien Lecornu à l'occasion d'un déplacement sur les barrages hydroélectriques de Saut-Mortier et de Vouglans, dans le Jura. Il y a « urgence » à avancer car ne pas décider « devenait fondamentalement dangereux pour notre souveraineté, pour notre capacité à produire, pour notre capacité à organiser nos filières ».
Moins d'éolien terrestre, moins de solaire
Dans le même temps, le gouvernement acte un moindre déploiement de l'éolien terrestre et du solaire, alors que la consommation d'électricité stagne. Cette orientation marque un tournant par rapport aux précédentes programmations qui misaient davantage sur les énergies renouvelables.
La publication de cette stratégie, très attendue par les acteurs du secteur, va leur permettre de lancer leurs projets, d'anticiper les besoins en investissements, en compétences et en emplois.
Un document structurant pour la décennie
La feuille de route, qui doit être publiée vendredi au Journal officiel, détaille la part qui reviendra à chaque filière dans la production d'électricité française. Elle fixe les grandes orientations en matière de mix énergétique, d'efficacité et de décarbonation jusqu'en 2035.











