La préfecture du Rhône a donné son feu vert à l'organisation d'une marche samedi à Lyon en hommage à Quentin Deranque, militant nationaliste dont la mort a provoqué une vive émotion dans les milieux d'extrême droite. Le rassemblement se déroulera sous haute surveillance policière.
Une autorisation malgré les demandes d'interdiction
Plusieurs élus locaux et associations antiracistes avaient demandé à la préfecture d'interdire le cortège, estimant qu'il présentait un risque de troubles à l'ordre public. Les autorités ont néanmoins considéré que la liberté de manifester devait être préservée, tout en prévoyant un encadrement renforcé.
La préfecture a justifié sa décision en indiquant qu'une interdiction aurait pu être jugée disproportionnée par la justice administrative. « Le droit de manifester est un droit fondamental. Notre rôle est de garantir la sécurité, pas d'empêcher l'exercice des libertés publiques », a déclaré un représentant de la préfecture.
Un dispositif de sécurité conséquent
Face aux risques de débordements, les autorités ont annoncé le déploiement d'un important dispositif policier. Plusieurs centaines de membres des forces de l'ordre seront mobilisés pour encadrer le cortège et prévenir tout affrontement entre les manifestants et les contre-manifestants.
Le parcours de la marche a été défini en concertation avec les organisateurs afin d'éviter tout croisement avec les rassemblements prévus par les mouvements antifascistes. Des périmètres de sécurité seront établis autour des points sensibles du centre-ville de Lyon.
Un hommage récupéré par l'ultradroite
La mort de Quentin Deranque est devenue un symbole pour les mouvements nationalistes et identitaires français. Plusieurs groupuscules d'extrême droite ont appelé à participer à la marche de samedi, faisant craindre une instrumentalisation politique de l'événement.

Les organisateurs officiels de la marche affirment vouloir rendre un hommage pacifique, sans récupération partisane. Mais la présence attendue de figures connues de l'ultradroite française laisse planer le doute sur le caractère apolitique de la manifestation.
Contre-manifestations et tensions en vue
Plusieurs collectifs antifascistes et organisations de gauche ont annoncé des contre-manifestations le même jour à Lyon. Ces rassemblements, également autorisés par la préfecture, se tiendront dans des lieux distincts du cortège principal.
Les syndicats étudiants et les associations de défense des droits ont appelé à une « réponse citoyenne » face à ce qu'ils qualifient de « tentative de banalisation de l'extrême droite dans l'espace public ». La journée de samedi s'annonce tendue dans la capitale des Gaules.











