La mobilisation pour Christophe Gleizes a pris forme jeudi matin à Toulouse. Une centaine de personnes, dont une vingtaine d'élus, se sont rassemblées pour réclamer la libération de ce journaliste français de 36 ans, emprisonné en Algérie depuis juin 2025. Collaborateur des magazines So Foot et Society, il avait été arrêté en mai 2024 alors qu'il préparait un article sur la Jeunesse Sportive de Kabylie, le club de football le plus titré du pays.
Une condamnation contestée
D'abord placé sous contrôle judiciaire, Christophe Gleizes a été incarcéré en juin 2025 après sa condamnation à sept ans de prison pour « apologie du terrorisme », confirmée en appel. « Nous demandons au président algérien Abdelmadjid Tebboune de gracier Christophe Gleizes », a déclaré Anthony Assémat, du Club de la presse Occitanie.
L'arrestation du journaliste sur des « motifs fallacieux » est « profondément injuste », a dénoncé la conseillère régionale Emilie Dalix, représentant la présidente socialiste de la région Occitanie, Carole Delga. Le maire de Toulouse, Jean-Luc Moudenc, et le député insoumis de Haute-Garonne, François Piquemal, étaient également présents.
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« Il n'est coupable de rien »
« Christophe n'a fait qu'exercer son métier, il n'est coupable de rien », a fustigé Romain Amalric, de l'Union des journalistes de sport en France. « Il ne doit pas être la victime de complications diplomatiques. Il n'était en Algérie que pour parler de football », a-t-il ajouté.
La mère du journaliste, Sylvie Godard, a transmis une demande de grâce au président algérien. Christophe Gleizes a par ailleurs formé un pourvoi en cassation pour obtenir un nouveau procès.
Une journée de mobilisation nationale
D'autres événements de soutien au journaliste devaient se tenir jeudi à Lille, Perpignan, Montpellier et Paris. La journée devait se conclure par un concert de soutien au Bataclan, organisé par Reporters sans frontières, avec Alex Beaupain, Malik Djoudi, Jeanne Cherhal, Elephanz et Mathilda.
Le billet d'entrée coûte 9,50 euros et « 100 % des bénéfices seront reversés à RSF pour la campagne de libération dédiée à Christophe Gleizes », a indiqué l'organisation de défense de la presse.











