De nouvelles explosions d'une rare intensité ont secoué la capitale iranienne vendredi, au 14e jour de la guerre déclenchée par les États-Unis et Israël le 28 février. Le conflit a fait sa première victime française, un militaire tué dans la région d'Erbil, au Kurdistan irakien.
Frappes israéliennes d'une rare intensité sur Téhéran
Une série de puissantes explosions à courts intervalles a touché Téhéran vendredi matin, l'armée israélienne annonçant des frappes « visant les infrastructures du régime terroriste iranien ».
Un journaliste de l'AFP a observé deux nuages de fumée noire se dégageant de l'est et du nord de la ville, malgré une visibilité réduite par un temps pluvieux. Des explosions massives ont ensuite été entendues dans le centre de la capitale, « à courte distance » d'un rassemblement organisé pour la Journée de Qods, journée annuelle de soutien aux Palestiniens, selon la télévision d'État iranienne.
Les cibles précises visées n'étaient pas connues dans l'immédiat. La guerre a provoqué le déplacement de plus de 3 millions de personnes à l'intérieur de l'Iran, selon le HCR.
Première victime française du conflit
Le président Emmanuel Macron a annoncé qu'un militaire français avait été tué « lors d'une attaque dans la région d'Erbil » au Kurdistan irakien. Il s'agit de la première victime française depuis le début du conflit.

Un groupe armé irakien pro-iranien, Ashab al-Kahf, a annoncé vendredi qu'il s'en prendrait désormais à « tous les intérêts français » dans la région, en réaction au déploiement du porte-avions Charles de Gaulle en Méditerranée orientale.
Le Golfe toujours sous le feu
Les attaques se poursuivent dans le Golfe. Des explosions ont été entendues par des journalistes de l'AFP à Dubaï, dont le centre était recouvert vendredi matin d'un nuage de fumée. Deux personnes ont été tuées par un drone dans le nord d'Oman, selon un média d'État.

L'Arabie saoudite a annoncé avoir abattu un « drone hostile » se dirigeant vers le quartier diplomatique de Ryad.
Dans son premier message depuis son accession au pouvoir, le nouveau guide suprême iranien Mojtaba Khamenei avait insisté jeudi sur la capacité de l'Iran à semer le chaos dans la région, notamment en continuant à bloquer le détroit d'Ormuz, par lequel transite un cinquième du pétrole mondial.
Choc pétrolier et sanctions russes assouplies
Le baril de Brent s'échangeait toujours au-dessus de 100 dollars vendredi matin, seuil franchi la veille pour la première fois depuis août 2022, après une hausse de 10 %. Plusieurs compagnies aériennes, dont Air France, KLM et SAS, ont déjà augmenté certains de leurs tarifs.
L'administration Trump a annoncé jeudi soir assouplir temporairement des sanctions économiques contre la Russie, autorisant la vente du pétrole russe stocké sur des navires jusqu'au 11 avril, pour tenter de contenir le choc énergétique. « Les États-Unis reconnaissent en fait l'évidence : sans le pétrole russe, le marché mondial de l'énergie ne peut pas rester stable », s'est félicité l'émissaire du Kremlin Kirill Dmitriev.










