L'opération coordonnée, menée simultanément par Washington et Tel-Aviv samedi matin, marque une escalade sans précédent dans la confrontation avec Téhéran. Des explosions ont été signalées dans plusieurs villes iraniennes, en Israël et dans les pays du Golfe abritant des bases américaines.
Les frappes : une offensive coordonnée sur tout le territoire iranien
Baptisée « Fureur épique » côté américain et « Lion rugissant » côté israélien, l'opération vise à « éliminer des menaces imminentes » de l'Iran, a affirmé le président Donald Trump depuis sa résidence de Palm Beach en Floride.


Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a confirmé une opération conjointe contre la « menace existentielle que fait peser le régime terroriste en Iran ». L'armée israélienne a indiqué avoir frappé « des centaines de cibles militaires iraniennes », visant plusieurs réunions de hauts responsables à Téhéran.
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À Téhéran plusieurs fortes détonations ont
À Téhéran, plusieurs fortes détonations ont été entendues. Des panaches de fumée se sont élevés dans le centre, l'est et l'ouest de la capitale, où des ambulances ont été envoyées. Le quartier Pasteur, où se trouvent la résidence du guide suprême et la présidence, a été visé, selon l'agence de presse Isna.
Des explosions ont également touché les villes d'Ispahan, Qom, Karaj, Kermanshah, Minab, Lorestan et Tabriz, aux quatre coins du pays. Au moins 51 personnes ont été tuées dans une école du sud de l'Iran, selon la télévision d'État citant un responsable local.
La riposte iranienne : missiles sur Israël et le Golfe
Les Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de la République islamique, ont annoncé le lancement d'une « première vague d'attaques massives » contre Israël. Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Aragchi, a qualifié de « cibles légitimes » l'ensemble des sites impliqués dans des opérations contre l'Iran.




Des explosions ont été entendues à Jérusalem et dans plusieurs régions d'Israël, où les sirènes d'alerte antiaériennes ont retenti. Les autorités israéliennes ont instauré un « état d'urgence spécial et immédiat » et fermé l'espace aérien aux vols civils.
Les retombées ont touché toute
Les retombées ont touché toute la région. Des explosions ont été signalées à Ryad, à Abou Dhabi — où au moins une personne a été tuée par des débris de missiles — et près de bases américaines à Manama et à Doha. Les Émirats arabes unis ont intercepté des missiles iraniens, le Qatar a indiqué avoir « repoussé » plusieurs attaques et la Jordanie a déclaré avoir abattu deux missiles balistiques.
Un appel de Trump au peuple iranien
« L'heure de votre liberté est à portée de main », a lancé Donald Trump au peuple iranien dans un message vidéo. « Quand nous aurons terminé, emparez-vous du pouvoir, ce sera à vous de le faire », a-t-il ajouté.




Le président américain s'est adressé aux forces armées iraniennes : « Vous devez déposer les armes et avoir une immunité totale ou, dans le cas contraire, faire face à une mort certaine. »
Réactions internationales et risque d'embrasement
Moscou a dénoncé une « aventure dangereuse » menaçant la région de « catastrophe ». La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a appelé à une « retenue maximale ». Le président français Emmanuel Macron a estimé que « l'escalade dangereuse pour tous » devait « cesser ».


En Irak, un bombardement visant la base militaire de Jurf al-Sakher, abritant le groupe pro-iranien Kataëb Hezbollah, a tué au moins deux combattants. Dans le sud de la Syrie, la chute d'un missile iranien a fait quatre morts, selon Damas.
En juin 2025 Israël et lIran
En juin 2025, Israël et l'Iran s'étaient déjà livré une guerre de douze jours. Les États-Unis s'étaient alors joints à l'offensive israélienne en bombardant trois sites nucléaires iraniens. De nouvelles tensions étaient apparues après la répression en janvier d'un vaste mouvement de contestation en Iran.











