Les États-Unis ont averti mercredi l'Iran qu'il serait « bien avisé » de conclure un accord, estimant qu'il y avait « de nombreuses raisons » de le frapper, au lendemain de pourparlers auxquels les deux pays ont annoncé vouloir donner suite.
Des menaces à peine voilées
La porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, a lancé cette mise en garde après que l'Iran a dit « élaborer un cadre » pour faire avancer les tractations. « Il existe de nombreuses raisons et arguments en faveur d'une frappe contre l'Iran », a-t-elle déclaré. Donald Trump a averti Londres de ne pas « céder » une base militaire dans l'océan Indien, affirmant qu'elle serait « vitale en cas d'attaque contre l'Iran ».
CNN et CBS ont rapporté que l'armée américaine était prête à mener des frappes dès ce week-end, même si Trump n'a pas encore pris de décision finale. Selon le Wall Street Journal, le président a été informé d'options militaires visant à « tuer nombre de dirigeants politiques et militaires iraniens, afin de renverser le gouvernement ».
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Un « cadre préliminaire » iranien
Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi a indiqué que son pays travaillait à « l'élaboration d'un cadre préliminaire » pour la suite des pourparlers, lors d'un appel avec le directeur de l'AIEA Rafael Grossi. Les deux pays ennemis ont achevé mardi près de Genève une deuxième session de pourparlers indirects, via une médiation omanaise.


L'Iran, qui dément chercher à se doter de l'arme nucléaire, veut limiter les pourparlers à son programme nucléaire et exige la levée des sanctions. Washington veut aussi inclure le programme de missiles balistiques et le soutien iranien aux groupes armés hostiles à Israël.
Menaces réciproques
Le secrétaire américain à l'Énergie Chris Wright a prévenu que les États-Unis empêcheraient l'Iran de se doter de l'arme nucléaire « d'une manière ou d'une autre ». Washington a dépêché deux porte-avions dans le Golfe et dispose de dizaines de milliers de soldats dans la région.

« Nous ne voulons pas la guerre », a lancé le président iranien Massoud Pezeshkian. L'Iran a multiplié les menaces de riposte, dont une fermeture du détroit d'Ormuz, point de passage stratégique pour le commerce mondial de pétrole. Les Gardiens de la Révolution y mènent cette semaine des manœuvres militaires.











