Le chancelier allemand Friedrich Merz a conclu jeudi 26 février une visite de deux jours en Chine, premier déplacement à l'étranger depuis son accession au pouvoir en 2025. Il a plaidé pour une « bonne relation » entre Berlin et Pékin, tout en reconnaissant l'existence de « défis » liés à la concurrence commerciale.
Des enjeux commerciaux considérables
Le déficit commercial entre l'Allemagne et la Chine a atteint un niveau record de 89 milliards d'euros. Les constructeurs automobiles allemands Volkswagen, BMW et Mercedes sont directement concernés par la concurrence chinoise sur le marché des véhicules.
A Hangzhou, Merz a visité les installations de DeepSeek et d'Alibaba, témoignant de l'intérêt de Berlin pour le secteur technologique chinois. Une commande de « jusqu'à 120 » avions Airbus a été finalisée lors de cette visite, dans le prolongement d'un protocole initié par le président français Emmanuel Macron en décembre.
Xi Jinping reçoit le chancelier à Pékin
Le président chinois Xi Jinping a reçu Friedrich Merz mercredi à Pékin. Cette rencontre s'inscrit dans une série de visites de dirigeants occidentaux en Chine, après celles du président français Emmanuel Macron, du Premier ministre britannique Keir Starmer et du Premier ministre canadien Mark Carney.
Ukraine : Merz demande à Pékin d'agir sur Moscou
Sur le dossier ukrainien, le chancelier allemand a exhorté la Chine à exercer son influence sur Moscou et à bloquer les exportations de biens à usage militaire vers la Russie. Pékin maintient une position de neutralité sur le conflit et n'a jamais condamné l'invasion russe de l'Ukraine.











