L'Iran a affirmé vouloir parvenir à un accord « rapide » avec les États-Unis sur son programme nucléaire, alors que Washington intensifie ses menaces de frappes militaires. Cette déclaration intervient après l'échec des pourparlers de la semaine précédente et un ultimatum lancé par Donald Trump.
Un contexte de tensions maximales
Les négociations entre Téhéran et Washington sur le dossier nucléaire iranien traversent une phase critique. Les pourparlers de la semaine précédente n'ont pas permis de dégager un accord, et le président américain Donald Trump a haussé le ton en menaçant l'Iran de frappes militaires en cas d'échec des discussions.
En signe de pression accrue, les États-Unis ont ordonné le déplacement d'un porte-avions vers le golfe Persique, une manoeuvre militaire perçue à Téhéran comme un signal d'escalade. L'administration Trump cherche à obtenir des concessions majeures de l'Iran sur son programme d'enrichissement d'uranium.
Khamenei juge Trump « imprévisible »
L'ayatollah Ali Khamenei, guide suprême de la République islamique, a qualifié Donald Trump d'« imprévisible », tout en laissant la porte ouverte à une issue diplomatique. Le régime iranien rejette les allégations américaines sur la finalité militaire de son programme nucléaire, mais se dit prêt à négocier.
Téhéran est en quête d'un allègement des sanctions internationales qui étranglent son économie depuis des années. L'Iran espère obtenir des concessions sur les exportations de pétrole en échange de garanties sur son programme nucléaire.
L'ombre du JCPOA et de la guerre de 2025
Les négociations actuelles se déroulent dans l'ombre de l'accord JCPOA de 2015, torpillé par Donald Trump en 2018 lors de son premier mandat. Le retrait américain de cet accord avait relancé le programme d'enrichissement iranien et plongé la région dans une spirale de tensions.


La situation a été encore aggravée par la guerre de juin 2025, au cours de laquelle Israël a mené des bombardements contre des installations iraniennes. Ce conflit a profondément modifié l'équilibre des forces au Moyen-Orient et rendu les négociations plus urgentes pour les deux parties.
Les points de blocage : pétrole et enrichissement
Les discussions achoppent principalement sur deux sujets. D'un côté, le niveau d'enrichissement d'uranium que l'Iran serait autorisé à maintenir. De l'autre, l'ampleur de la levée des sanctions, notamment celles portant sur les exportations pétrolières iraniennes.


Washington exige un plafonnement strict de l'enrichissement bien en dessous du seuil militaire, tandis que Téhéran veut conserver une capacité nucléaire civile significative. La question du pétrole est centrale pour l'Iran, dont les revenus d'exportation ont été drastiquement réduits par les sanctions américaines.











