En pleine escalade militaire avec l'Iran, Donald Trump a présidé la première réunion de son « Conseil de paix », un forum inédit dédié à la reconstruction de Gaza et, plus largement, à la résolution des conflits dans le monde. Quarante-sept pays et l'Union européenne, en « observatrice », étaient représentés à l'Institut Trump pour la paix, à Washington.
Des promesses financières massives pour Gaza
Plusieurs pays, majoritairement du Golfe, ont promis « plus de 7 milliards de dollars » pour reconstruire le territoire palestinien dévasté, selon le président américain. Les États-Unis ont annoncé de leur côté une contribution de 10 milliards de dollars au Conseil, doté d'une mission plus large de résolution des conflits.
Sur le terrain, après plus de quatre mois de cessez-le-feu, les tirs et les frappes restent quotidiens à Gaza, où Israël et le Hamas s'accusent mutuellement de violer la trêve. La deuxième phase du plan de paix prévoit le retrait progressif des troupes israéliennes et le déploiement d'une force internationale de stabilisation.
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L'Indonésie en première ligne de la force de stabilisation
L'Indonésie assumera le rôle de commandant adjoint de la force de stabilisation, a annoncé le général américain Jasper Jeffers. Le pays s'est dit prêt à fournir 8 000 soldats à cette force sous commandement américain, qui pourrait compter jusqu'à 20 000 hommes.
Cinq pays se sont déjà engagés à fournir des troupes : l'Indonésie, le Maroc — premier pays arabe à le faire publiquement —, le Kazakhstan, le Kosovo et l'Albanie. Le diplomate bulgare Nickolay Mladenov, nouveau Haut représentant pour Gaza, a annoncé le recrutement d'une force de police palestinienne, avec 2 000 volontaires déjà inscrits.
Un forum contesté par les grandes puissances
Les grands alliés traditionnels et les grands rivaux des États-Unis se sont abstenus dans leur majorité de rejoindre l'organisme. La France a « vertement critiqué » la présence de la commissaire européenne Dubravka Suica, soulignant qu'elle n'avait « aucun mandat » pour y assister.

« Tant qu'il existe une ambiguïté sur son périmètre, la France ne peut pas y participer tout simplement », a affirmé Pascal Confavreux, porte-parole du ministère français des Affaires étrangères.
Les réactions
Donald Trump a profité de la tribune pour critiquer l'ONU, estimant qu'elle avait « un grand potentiel » mais ne l'avait « jamais réalisé ». Le Premier ministre albanais Edi Rama a nuancé en estimant que le Conseil pourrait « secouer ce géant agonisant » qu'est l'organisation internationale.
Netanyahu insiste sur le désarmement du Hamas
Au moment où se tenait le Conseil, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a insisté sur la nécessité d'un désarmement du Hamas avant toute reconstruction de Gaza, une condition qui pourrait compliquer la mise en œuvre du plan américain.
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