La justice vénézuélienne a ordonné la libération de 379 détenus politiques, en application d'une loi d'amnistie votée et promulguée la veille par le gouvernement intérimaire. Le parlementaire auteur du texte a annoncé cette décision devant la presse à Caracas.
Une amnistie massive dans un contexte de transition
La loi d'amnistie couvre l'ensemble des personnes incarcérées pour des motifs politiques sous le régime de Nicolás Maduro. Les 379 prisonniers concernés avaient été arrêtés pour des faits allant de la participation à des manifestations à des accusations de « conspiration » contre l'ancien pouvoir.
Le parlementaire à l'origine du texte a déclaré : « Cette loi est un premier pas vers la réconciliation nationale. Ces hommes et ces femmes n'auraient jamais dû être emprisonnés ». Les libérations doivent s'échelonner sur les prochains jours, le temps d'accomplir les formalités administratives dans chaque établissement pénitentiaire.
Le Venezuela après l'éviction de Maduro
Nicolás Maduro a été évincé du pouvoir en janvier 2026 à la suite d'un raid militaire orchestré par les États-Unis. Washington a ensuite installé un gouvernement intérimaire chargé d'organiser la transition politique dans le pays.
Les États-Unis ont parallèlement pris le contrôle des exportations pétrolières vénézuéliennes, principale source de revenus du pays. Cette prise de contrôle a suscité des critiques de la communauté internationale, plusieurs pays d'Amérique latine dénonçant une ingérence dans les affaires intérieures du Venezuela.
Une situation humanitaire toujours critique
Malgré les libérations annoncées, la situation humanitaire au Venezuela reste difficile. Les organisations de défense des droits humains rappellent que des milliers de Vénézuéliens ont fui le pays ces dernières années, et que l'accès aux soins et à l'alimentation demeure précaire pour une large partie de la population.

Les observateurs internationaux appellent le gouvernement intérimaire à garantir des élections libres dans les meilleurs délais, condition posée par l'Union européenne et plusieurs pays de la région pour reconnaître la légitimité du nouveau pouvoir.











