L'Iran veut « conclure un accord » avec les Etats-Unis, a estime Donald Trump, apres que Teheran s'est dit pret a renouer le dialogue sur le nucleaire tout en excluant de discuter de ses capacites de defense et balistiques.
Teheran pret a negocier, mais pas sur tout
« Je peux vous dire qu'ils veulent conclure un accord », a declare le president americain aux journalistes dans le Bureau ovale. « Si ce n'est pas le cas, nous verrons bien ce qui se passera. »
Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi a affirme que « si les negociations sont justes et equitables, la Republique islamique d'Iran est prete a y participer », assurant que son pays n'avait « jamais cherche a se doter de l'arme nucleaire ».
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Mais il a ajoute que les
Mais il a ajoute que les capacites de defense et les missiles de son pays « ne feraient jamais l'objet de negociations ». « La securite du peuple iranien ne regarde personne d'autre », a-t-il insiste.
Des exigences americaines maximales
Selon le media americain Axios, tout accord avec Teheran devrait inclure le retrait de tout l'uranium enrichi du pays, le plafonnement du stock de missiles a longue portee et un changement de politique vis-a-vis de certains groupes armes dans la region.

En 2018 pendant son premier mandat, Trump s'etait retire du pacte international sur le nucleaire iranien et avait retabli des sanctions. L'Iran s'est en riposte affranchi de la plupart de ses engagements.

Menaces croisees
Le president americain avait menace cette semaine l'Iran d'une attaque « bien pire » que les frappes americaines menees contre ses sites nucleaires en juin dernier. En reponse, Teheran a menace de s'en prendre « instantanement » aux bases et porte-avions americains.

Ali Shamkhani, conseiller du guide supreme iranien, a declare : « Nous ne limitons pas le champ de la confrontation a la mer seule et nous nous sommes prepares a des scenarios plus larges et plus avances. »
La Turquie et la Russie comme mediateurs
A Istanbul, le ministre turc des Affaires etrangeres Hakan Fidan a juge « vitale » la reprise des negociations « afin d'apaiser les tensions regionales ». La Turquie souhaite eviter a tout prix une escalade militaire qui risquerait de jeter des milliers de migrants par-dela les plus de 550 km de frontiere partagee avec l'Iran.
Moscou a aussi propose sa mediation. Le president russe Vladimir Poutine a recu Ali Larijani, qui dirige la plus haute instance de securite en Iran.

Un contexte de pression maximale
Le contexte est particulierement tendu pour le pouvoir iranien, avec une armada americaine deployee dans le Golfe et l'inscription par l'Union europeenne des Gardiens de la Revolution sur la liste des « organisations terroristes ». Cette force est accusee par les Occidentaux d'avoir orchestre la repression du vaste mouvement de contestation ayant fait des milliers de morts.











