Donald Trump a annoncé samedi faire passer ses droits de douane mondiaux de 10 à 15 %, en réponse au revers infligé la veille par la Cour suprême des États-Unis. Le président américain a qualifié la décision de la Cour de « ridicule » et « extraordinairement anti-américaine », affirmant sa volonté de passer au « niveau pleinement autorisé ».
La riposte de Trump sur Truth Social
« En tant que président des États-Unis d'Amérique, je vais augmenter avec effet immédiat les droits de douane mondiaux de 10 %, annoncés la veille, au niveau pleinement autorisé de 15 % », a écrit Donald Trump sur Truth Social. Le décret initial de 10 % devait entrer en vigueur le 24 février pour 150 jours, avec des exemptions pour le secteur pharmaceutique et les produits couverts par l'accord commercial nord-américain (USMCA).
Le nouveau taux de 15 % s'applique notamment à l'Union européenne, au Japon, à la Corée du Sud et à Taïwan. Plus de 130 milliards de dollars de surtaxes ont déjà été collectées au cours de l'année 2025.
Le camouflet de la Cour suprême
La veille, six des neuf juges de la Cour suprême avaient tranché que le président ne pouvait justifier ses droits de douane par une urgence économique. Le président de la Cour, John Roberts, a estimé que le président doit « justifier d'une autorisation du Congrès claire » pour imposer de tels tarifs.
Le juge Brett Kavanaugh a justifié sa dissidence par l'absence de directives sur les remboursements des milliards déjà collectés. La décision ouvre la voie à de possibles remboursements pour les entreprises ayant déjà acquitté ces surtaxes.
Les réactions européennes
Emmanuel Macron s'est félicité du fonctionnement des « contrepouvoirs dans les démocraties ». Friedrich Merz, en Allemagne, a appelé à une « position européenne très claire » face aux mesures américaines.
L'Union européenne, le Japon et la Corée du Sud figurent parmi les principales cibles du nouveau taux de 15 %. Les conséquences économiques de cette escalade tarifaire restent à évaluer dans les semaines à venir.











