Stellantis, propriétaire de 14 marques automobiles, annonce une perte nette de 22,3 milliards d'euros pour l'exercice 2025. Ce résultat constitue la deuxième plus lourde perte jamais enregistrée par un groupe français, derrière celle de Vivendi qui avait affiché -23,3 milliards d'euros en 2002.
Des charges colossales liées à l'électrique
Les comptes sont grevés par 25,4 milliards d'euros de charges exceptionnelles. Ces dépréciations sont principalement liées à la réduction de la production de véhicules électriques et à la relance de modèles à motorisation essence et diesel.
Le virage électrique s'est avéré problématique aux États-Unis, où le soutien de l'administration Trump aux véhicules électriques fait défaut. Stellantis a décidé de vendre 49 % de NextStar Energy et de sortir de sa coentreprise avec Samsung dans les batteries.
Un rebond au second semestre
Sur l'ensemble de l'année, le chiffre d'affaires recule de 2 % à 153,5 milliards d'euros, tandis que les ventes progressent de 1 % à 5,5 millions de véhicules. Le second semestre affiche un chiffre d'affaires en hausse de 10 %, porté par un rebond de 39 % aux États-Unis.
Antonio Filosa, qui a remplacé Carlos Tavares au poste de directeur général en juin, entend « réinitialiser » la stratégie du groupe. La part des véhicules électriques dans les ventes atteint 50 % en Chine, 20 % en Europe et 8 % aux États-Unis.
Les droits de douane pèsent sur les perspectives
Les droits de douane ont représenté un coût de 1,2 milliard d'euros en 2025. Stellantis anticipe un impact de 1,6 milliard d'euros pour 2026. Ces charges douanières s'ajoutent aux difficultés du groupe sur le marché de l'automobile électrique.











