Derniere mise a jour : 18 mars 2026, 17h00. Trois sondages publies entre le 16 et le 18 mars mesurent l'opinion des Francais sur les alliances conclues pour le second tour des municipales. Les resultats convergent : les alliances entre LFI et les partis de gauche sont massivement rejetees. Pourtant, elles se multiplient dans les grandes villes.
→ Toutes les alliances du second tour · Alliances PS-LFI en série · Qui va gagner le 22 mars ?
Ce que disent les sondages
| Alliance testee | Opposes (Ipsos) | Opposes (CSA) |
|---|---|---|
| LFI + PS/EELV/PCF | 75 % | 66 % |
| RN + LR | 60 % | 54 % |
| Bloc central + LR | 63 % | — |
Sondage Ipsos BVA CESI pour France Televisions, Radio France et Public Senat/LCP (12-14 mars 2026, 2 000 personnes inscrites, internet) : 75 % des Francais se declarent opposes aux alliances entre LFI et les autres partis de gauche au second tour. Par comparaison, 60 % sont opposes aux alliances RN-LR et 63 % aux alliances bloc central-LR.
Sondage CSA pour CNews/Europe 1/JDD (17-18 mars 2026, 1 010 personnes, quotas) : 66 % desapprouvent les alliances PS-LFI. 54 % sont opposes aux alliances LR-RN.
Sondage Toluna-Harris Interactive pour RTL/M6 (17 mars 2026) : 48 % des sympathisants PS souhaitent la fusion avec LFI (contre 32 % avant le premier tour, soit un bond de 16 points).
Le rejet par sympathie partisane
| Sympathie partisane | Favorables alliance LFI-gauche | Opposes |
|---|---|---|
| Sympathisants LFI | 89 % | 11 % |
| Sympathisants ecologistes | 51 % | 49 % |
| Sympathisants PS | 36 % | 64 % |
| Sympathisants bloc central | 5 % | 95 % |
Le rejet est majoritaire jusque chez les sympathisants socialistes : 64 % des proches du PS sont opposes aux alliances avec LFI (Ipsos). Seuls les sympathisants LFI (89 %) et, de justesse, les sympathisants ecologistes (51 %) y sont favorables.
Le sondage CSA montre un rejet plus fort chez les plus ages : 79 % des 65 ans et plus desapprouvent, contre 49 % des 18-24 ans.
Les alliances se font pourtant
| Ville | Alliance PS/EELV + LFI | Alliance refusee |
|---|---|---|
| Lyon | Doucet + LFI (fusion technique) | |
| Toulouse | Briancon + Piquemal (liste commune) | |
| Nantes | Rolland + LFI (fusion) | |
| Grenoble | Ruffin + LFI (accord technique) | |
| Strasbourg | Barseghian + LFI | |
| Paris | Gregoire refuse Chikirou | |
| Marseille | Payan refuse Delogu | |
| Bordeaux | Refus confirme | |
| Lille | Refus confirme |
Malgre le rejet de l'opinion, les alliances PS/EELV + LFI se sont conclues dans au moins dix grandes villes pour le second tour. A Lyon, Toulouse, Nantes, Grenoble, Strasbourg, Besancon, Brest, Avignon, Limoges et Clermont-Ferrand, des fusions de listes ont ete annoncees entre le 15 et le 17 mars.
A Paris et Marseille, les candidats PS ont refuse l'alliance. Emmanuel Gregoire (Paris) : pas de fusion avec Chikirou. Benoit Payan (Marseille) : « Il n'y aura pas de fusion. Pas de magouille. »
Les reactions
Raphael Glucksmann (Place Publique) a retire une soixantaine de candidats des listes fusionnees avec LFI et annonce l'exclusion de 19 membres : « S'allier avec un parti dont on denoncait les propos antisemites il y a quinze jours est inacceptable. »
Carole Delga (presidente PS de la Region Occitanie) refuse de soutenir la liste de gauche unie a Toulouse : « J'ai toujours refuse de m'allier a Jean-Luc Melenchon. »
Olivier Faure (premier secretaire PS) defend les accords locaux : « Si j'etais Toulousain, je voterais Piquemal. »
Emmanuel Macron a mis en garde le 18 mars contre les « arrangements de partis avec les extremes » en Conseil des ministres.
Donnee contextuelle
Selon une enquete Ipsos/CEVIPOF/Fondation Jean-Jaures/Le Monde (27 fevrier - 5 mars 2026), 71 % des Francais considerent LFI comme « dangereuse pour la democratie » (+7 points depuis octobre 2025).
→ Guide : fusion technique, désistement, front républicain · Et si le RN gagne Marseille, Nice et Toulon ? · Impact sur les sénatoriales
Résultats détaillés par ville
Paris · Marseille · Lyon · Toulouse · Strasbourg · Le Havre · Toutes les communes











