Un engin explosif a été déposé contre le mur extérieur d'une école juive du quartier Buitenveldert, dans le sud d'Amsterdam, dans la nuit du vendredi 13 au samedi 14 mars. La maire de la capitale néerlandaise, Femke Halsema, a dénoncé « un acte lâche d'agression » à l'encontre de la communauté juive. Aucun blessé n'a été signalé.
Les faits : une école juive visée en pleine nuit
La police, qui a ouvert une enquête, dispose d'images de vidéosurveillance montrant un homme déposant l'engin explosif, selon Femke Halsema. « La police et les pompiers sont rapidement arrivés sur les lieux » et « les dégâts matériels sont limités », a précisé la bourgmestre dans un communiqué.
Les juifs d'Amsterdam sont « de plus en plus souvent confrontés à l'antisémitisme et c'est inacceptable », a dénoncé Femke Halsema. « Une école doit être un lieu où les enfants peuvent suivre leurs cours en toute sécurité. Amsterdam doit être un lieu où les juifs peuvent vivre en sécurité », a-t-elle ajouté.
Les réactions : condamnations politiques aux Pays-Bas
« C'est terrible. L'antisémitisme n'a pas sa place aux Pays-Bas », a réagi sur le réseau X le chef du gouvernement néerlandais Rob Jetten. « Je comprends la colère et la peur que cela suscite, et je vais rapidement m'entretenir avec la communauté juive. Elle doit toujours se sentir en sécurité dans notre pays », a-t-il ajouté.
Dès vendredi, après l'explosion devant une synagogue de Rotterdam, Rob Jetten avait déjà condamné tout acte de violence ou d'intimidation à l'égard de la communauté juive ou de toute autre minorité religieuse lors d'une conférence de presse.
Le contexte : une série d'attaques contre des lieux juifs en Europe
Cette explosion s'inscrit dans une série d'attaques visant des lieux de culte et des institutions juives en Europe. Lundi 9 mars, peu avant 4 heures du matin, une explosion avait secoué une synagogue de Liège, en Belgique, causant des dégâts matériels sans faire de blessés. Le ministre belge de l'Intérieur Bernard Quintin avait fustigé « un acte antisémite abject ».
L'enquête sur l'attaque de Liège a été confiée au parquet fédéral belge, compétent en matière de terrorisme. Quarante-huit heures après les faits, le parquet a indiqué analyser une vidéo potentiellement filmée par des jihadistes dans laquelle l'explosion est revendiquée.
Vendredi, une explosion avait également visé une synagogue de Rotterdam. Les autorités néerlandaises ont annoncé l'arrestation de quatre jeunes hommes soupçonnés d'être impliqués dans cette attaque. Une vidéo non authentifiée montrant l'explosion a circulé sur les réseaux sociaux.
Au-delà de l'Europe
Jeudi 12 mars, un assaillant non identifié a foncé avec sa voiture sur une synagogue de la banlieue de Détroit, dans l'État américain du Michigan, provoquant un incendie. L'individu a été tué par les agents de sécurité qui ont ouvert le feu sur lui.
Cette série d'attaques survient dans le contexte de la guerre au Moyen-Orient, où Israël compte parmi les belligérants.











