L'armée israélienne a lancé lundi 9 mars de nouvelles frappes contre la banlieue sud de Beyrouth, fief du Hezbollah, au dixième jour de la guerre au Moyen-Orient. Un journaliste de l'AFP a entendu une forte explosion et vu d'épais nuages de fumée dans ce quartier déjà bombardé à plusieurs reprises au cours de la semaine écoulée.
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Des combats au sol dans la vallée de la Bekaa
Dans l'est du Liban, de « féroces combats » ont opposé dans la nuit le Hezbollah à des troupes israéliennes arrivées à bord d'« environ 15 hélicoptères » dans la région de Nabi Chit, selon un communiqué du mouvement chiite. Le village, situé au cœur d'une zone contrôlée par le Hezbollah, avait déjà été ciblé vendredi par des commandos venus tenter de récupérer le corps du pilote Ron Arad, capturé en 1986.
Deux responsables du Hezbollah ont déclaré à l'AFP que le mouvement avait abattu un hélicoptère dans la région de la Bekaa. Plus tard, le Hezbollah a affirmé sur Telegram avoir repoussé des soldats israéliens qui avançaient vers les villes-frontière d'Odaisseh et Aïtaroun, dans le sud du Liban.
Un bilan lourd pour les civils libanais
Trois personnes ont été tuées et 15 blessées dans des raids israéliens contre la ville de Tayr Debba, près du port de Tyr dans le sud, selon l'agence de presse officielle libanaise Ani. Au total, les frappes israéliennes ont fait 394 morts en une semaine, dont 83 enfants, d'après le ministre de la Santé Rakan Nassereddine.
Israël a par ailleurs frappé dans la nuit de samedi à dimanche un hôtel dans le quartier de Raouché, sur le front de mer de Beyrouth, faisant quatre morts et dix blessés. L'armée israélienne affirme avoir tué lors de cette frappe cinq membres des Gardiens de la Révolution iranienne, dont trois « importants commandants » de la force Qods.
Accusations d'utilisation de phosphore blanc
Dans un rapport publié lundi, Human Rights Watch (HRW) a accusé Israël d'avoir utilisé « illégalement » des munitions au phosphore blanc sur plusieurs zones résidentielles peuplées dans le sud du Liban le 3 mars. Cette substance, qui s'enflamme au contact de l'oxygène, peut provoquer de graves brûlures, des lésions respiratoires et la mort.
Un porte-parole militaire israélien a affirmé dimanche que l'armée avait « visé environ 600 objectifs du Hezbollah » et « éliminé quelque 200 » de ses membres en une semaine. Le Hezbollah avait entraîné le Liban dans le conflit le 2 mars en revendiquant une attaque contre Israël pour venger la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei.
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