Cuba a dénoncé une tentative d'« infiltration à des fins terroristes » après avoir intercepté mercredi au large de l'île une vedette immatriculée en Floride. Quatre personnes ont été tuées et six autres blessées, selon le ministère cubain de l'Intérieur. L'incident survient dans un contexte de tensions croissantes entre Washington et La Havane.
Un arsenal militaire à bord de la vedette
Selon le gouvernement cubain, les occupants de l'embarcation possédaient « fusils d'assaut, armes de poing, engins explosifs artisanaux (cocktails Molotov), gilets pare-balles et vêtements de camouflage ». La Havane a identifié les occupants comme « des Cubains résidant aux États-Unis » avec « des antécédents connus d'activité délictueuse et violente ».
La vedette a été interceptée au large de la côte nord de Cuba, près du Cayo Falcones, dans la province de Villa Clara. Deux des blessés « figurent sur la liste nationale des personnes qui ont fait l'objet d'enquêtes pénales ». Un Cubain « envoyé depuis les États-Unis pour assurer la réception du groupe armé infiltré a été arrêté et a avoué ses actes ».
Washington enquête mais nie toute implication
Le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, présent à Saint-Kitts-et-Nevis, a déclaré : « Au fur et à mesure que nous recueillerons davantage d'informations, nous serons prêts à réagir en conséquence. » Interrogé sur une possible implication du gouvernement américain, il a répondu « Non ».
Le procureur général de Floride, James Uthmeier, a annoncé l'ouverture d'une enquête judiciaire. Le vice-président JD Vance a indiqué que les États-Unis « surveillaient » la situation.
Un contexte de tensions accrues entre Washington et La Havane
Cet affrontement survient alors que les relations entre les deux pays se sont considérablement dégradées. Après avoir capturé le président vénézuélien Nicolas Maduro lors d'un raid militaire le 3 janvier, l'administration Trump a pris le contrôle des exportations de pétrole du Venezuela et a interdit les livraisons dont dépendait Cuba.
Cet embargo pétrolier de facto aggrave une crise humanitaire déjà profonde sur l'île. Washington applique un embargo sur la plupart des échanges avec Cuba depuis 1960.











