Le pouvoir iranien a mobilisé lundi 9 mars des milliers de partisans à Téhéran pour célébrer la désignation de Mojtaba Khamenei comme nouveau guide suprême, succédant à son père Ali Khamenei, tué dans les frappes américano-israéliennes. Parallèlement, les attaques iraniennes contre les infrastructures pétrolières du Golfe continuent de faire flamber les cours.
Un nouveau guide proche des Gardiens de la Révolution
Mojtaba Khamenei, 56 ans, est réputé proche des Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de la République islamique. À Téhéran, des milliers de partisans vêtus de noir ont scandé « Dieu est grand » et « Mort à l'Amérique » en soutien au nouveau dirigeant. « Nous le soutiendrons et obéirons à tous ses ordres jusqu'à notre dernier souffle », a déclaré une manifestante, Somayeh Marzoughi, 35 ans.
Le nouveau guide n'est pas encore apparu publiquement, alors qu'Israël l'a désigné comme « une cible ». Donald Trump a prédit qu'un nouveau dirigeant iranien ne tiendrait « pas longtemps ». Le Hezbollah, les Houthis du Yémen et des factions armées irakiennes ont fait allégeance. Vladimir Poutine a assuré Mojtaba Khamenei de son « soutien indéfectible ».
Les frappes iraniennes visent le pétrole du Golfe
Les frappes iraniennes continuent contre les infrastructures pétrolières et les installations américaines dans les pays du Golfe. Un incendie a touché le complexe de raffinage d'Al-Maameer, à Bahreïn, et l'Arabie saoudite a intercepté des drones visant le gisement de Shaybah.
Le détroit d'Ormuz restera « impraticable tant que la guerre durera », a averti Ali Larijani, chef du Conseil suprême de sécurité nationale iranien. Marco Rubio, secrétaire d'État américain, a accusé l'Iran de « prendre le monde en otage ». Les Gardiens de la Révolution ont annoncé ne plus tirer que des missiles à ogive de plus d'une tonne contre Israël.
486 morts au Liban en une semaine
Au Liban, entraîné dans la guerre par le Hezbollah le 2 mars, au moins 486 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes et plus d'un demi-million déplacées, selon les autorités libanaises. Le président Joseph Aoun a accusé le Hezbollah de vouloir provoquer « l'effondrement » du Liban.

L'armée israélienne a frappé des succursales de la société financière Al-Qard Al-Hassan dans la banlieue sud de Beyrouth. Le Hezbollah a revendiqué des tirs sur le nord d'Israël et affirmé avoir visé une base militaire près de Tel-Aviv.
Les frappes sur le territoire iranien
Dans la nuit, l'armée israélienne a frappé en Iran des bases de lancement de missiles, des centres de commandement et une usine de moteurs de fusées. Des dépôts de carburant à Téhéran ont été touchés, provoquant des incendies qui ont plongé la capitale dans « une obscurité apocalyptique ».

« L'air est devenu irrespirable », a témoigné une habitante jointe par téléphone depuis Paris. En riposte, une salve de missiles iraniens sur le centre d'Israël a fait un mort. Un deuxième missile a été intercepté au-dessus de la Turquie, provoquant une mise en garde d'Ankara.











