Le président américain Donald Trump a dit se donner « dix jours » pour décider si un accord avec l'Iran était possible, avertissant que dans le cas contraire, « de mauvaises choses » se produiraient. Washington et Téhéran, qui ont renoué le dialogue début février pour la première fois depuis la guerre de 12 jours en juin 2025, ont tenu deux sessions de pourparlers.
Escalade militaire dans le Golfe
Les deux pays ennemis continuent à échanger des menaces sur fond d'escalade militaire. Les États-Unis ont déployé deux porte-avions dans le Golfe et disposent de dizaines de milliers de soldats dans des bases de la région. De son côté, l'Iran mène des exercices en mer d'Oman avec la Russie.
Les chaînes CNN et CBS ont rapporté que l'armée américaine était prête à mener des frappes sur l'Iran dès le week-end, même si le président n'a pas encore tranché. Selon le Wall Street Journal, Donald Trump a été informé d'une option visant à « tuer nombre de dirigeants politiques et militaires iraniens, afin de renverser le gouvernement ».
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L'Iran défend son droit au nucléaire civil
Au cœur du différend : le programme nucléaire iranien. Sous pression, l'Iran a de nouveau défendu « son droit » à l'enrichissement d'uranium à des fins civiles. « Aucun pays ne peut priver l'Iran du droit de bénéficier pacifiquement de cette technologie », a réaffirmé Mohammad Eslami, chef de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique.
Les deux parties divergent sur la teneur des discussions. L'Iran veut limiter les pourparlers à son programme nucléaire et exige la levée des sanctions. Pour Washington, un accord doit inclure le programme de missiles balistiques et le soutien iranien aux groupes armés hostiles à Israël.
Appels internationaux à la retenue
Israël a lancé une nouvelle mise en garde : « Si les ayatollahs commettent l'erreur de nous attaquer, ils feront face à une riposte qu'ils ne peuvent même pas imaginer », a averti le Premier ministre Benjamin Netanyahu.


Face à cette « escalade des tensions sans précédent », la Russie a exhorté à la « retenue ». La France a également appelé Washington et Téhéran à privilégier la négociation, estimant que la voie diplomatique était « la seule capable d'empêcher durablement l'Iran d'accéder à une arme nucléaire ».











