L'Iran et les États-Unis ont fait état mercredi officiellement de discussions prévues vendredi à Oman, levant pour l'instant le doute qui planait sur ces pourparlers. Donald Trump a cependant maintenu la pression en jugeant que le guide suprême iranien « devrait se faire beaucoup de soucis ».
Des pourparlers confirmés après des signaux contradictoires
« Les pourparlers nucléaires avec les États-Unis doivent se tenir à Mascate vers 10h00 vendredi », a écrit le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi sur X, après que des propos de Marco Rubio avaient jeté le doute sur la tenue de ces pourparlers.
Le secrétaire d'État américain avait en effet déclaré : « Hier, j'ai vu des informations contradictoires de la part de l'Iran, qui affirmait ne pas avoir donné son accord. » Mais il avait ajouté : « Si les Iraniens veulent nous rencontrer, nous sommes prêts. »
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Trump menace d'une intervention militaire
Le président américain a assuré à NBC que les autorités iraniennes envisageaient d'ouvrir un nouveau site nucléaire, après les frappes américaines de juin dernier contre leurs installations. « Nous l'avons découvert et j'ai dit, si vous faites ça, nous allons vous faire subir des choses très dures. »
Les États-Unis ont dépêché dans le Golfe une dizaine de navires, dont le porte-avions Abraham Lincoln, tandis que l'Iran a menacé de s'en prendre aux bâtiments de guerre et aux bases américaines en cas d'attaque.
Un fossé sur le périmètre des négociations
Téhéran a souligné que les discussions devaient rester strictement limitées à la question nucléaire. Mais Rubio a été catégorique : « Pour que les négociations aboutissent, elles devront inclure la portée de leurs missiles balistiques, leur soutien aux organisations terroristes, leur programme nucléaire et le traitement réservé à leur propre population. »

Un contexte de tensions et de répression
Depuis la répression du mouvement de contestation en Iran en janvier, Washington et Téhéran alternent menaces et ouvertures au dialogue. En Iran, les réseaux sociaux, de nouveau actifs après trois semaines de coupure d'internet, sont inondés de messages rendant hommage aux manifestants tués.

« Notre société est en deuil et j'en fais partie », confie à l'AFP un habitant de 32 ans de l'île de Qeshm. Donald Trump n'a donné aucune indication sur l'ampleur d'une éventuelle opération militaire en cas d'échec des pourparlers.











