Le Hezbollah a appelé samedi à la « résistance » après la mort dans une frappe israélienne de huit de ses membres qui participaient à une réunion dans l'est du Liban. Les bombardements israéliens sont réguliers en dépit d'un cessez-le-feu conclu en novembre 2024.
Une frappe dans la Bekaa et un appel à la résistance
Mahmoud Qamati, vice-président du bureau politique du Hezbollah, a déclaré que « ce qui s'est passé dans la vallée de la Bekaa est une nouvelle agression, dépassant tous les niveaux précédents ». « Quelle autre option avons-nous à part la résistance ? », a-t-il ajouté.
Des funérailles se sont tenues à Baalbek pour le commandant Hussein Mohammad Yaghi. Une autre frappe a visé le camp de réfugiés Ain el-Héloué, dans le sud du pays, faisant deux morts. L'armée israélienne affirme avoir visé des « centres de commandement » du Hezbollah et du Hamas.
Condamnation du président libanais et tensions diplomatiques
Le président libanais Joseph Aoun a dénoncé une « agression flagrante visant à mettre à mal les efforts diplomatiques ». Le député du Hezbollah Rami Abou Hamdane a exhorté le gouvernement à suspendre les réunions du comité de surveillance du cessez-le-feu.
Une réunion est prévue mardi au Caire pour préparer la conférence de Paris, début mars, destinée à renforcer les forces armées libanaises. L'armée cherche à désarmer le Hezbollah dans le cadre de l'accord de cessez-le-feu.
Un bilan lourd depuis le cessez-le-feu
Plus de 370 personnes ont été tuées dans des raids israéliens depuis le cessez-le-feu de novembre 2024, selon un bilan établi par l'AFP. Ces frappes répétées alimentent les tensions au Proche-Orient et remettent en question la viabilité de l'accord.











