Les négociations indirectes entre l'Iran et les États-Unis ont repris mercredi 26 février à Genève, dans la résidence de l'ambassadeur d'Oman. Cette troisième session se déroule sous la pression d'un ultimatum fixé par Donald Trump le 19 février, qui a exigé un accord dans un délai de « 10 à 15 jours ».
Des discussions qualifiées d'« intenses »
Les pourparlers, facilités par la médiation omanaise avec le ministre des Affaires étrangères Badr al-Busaidi, ont été marqués par une pause de trois heures durant laquelle les délégations ont consulté leurs capitales respectives. Les discussions ont repris à 17h GMT.
Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, a évoqué des discussions « intenses » avec des « propositions concrètes ». Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi a estimé qu'un accord était « à portée de main ».
Du côté américain la délégation est
Du côté américain, la délégation est conduite par l'envoyé spécial Steve Witkoff et Jared Kushner. Le vice-président J.D. Vance a déclaré qu'il fallait « prendre au sérieux » les menaces formulées par Washington.
Le programme nucléaire et balistique au cœur des tensions
Washington affirme vouloir empêcher l'Iran d'obtenir la bombe nucléaire. Téhéran réaffirme de son côté son refus de développer l'arme atomique. Le programme de missiles balistiques iranien constitue un autre sujet de discorde entre les deux parties.


Le précédent cycle de négociations avait été interrompu par la guerre entre Israël et l'Iran en 2025. La reprise des pourparlers intervient dans un contexte de forte présence militaire américaine dans la région, avec treize navires de guerre déployés au Moyen-Orient, dont le porte-avions USS Gerald Ford stationné au large de la Crète.
Contestation intérieure en Iran
Ces négociations se déroulent également sur fond de contestation en Iran, où des étudiants ont manifesté. La pression s'exerce ainsi sur Téhéran à la fois sur le plan diplomatique et intérieur.













