Donald Trump a annoncé jeudi abroger un texte adopté sous Barack Obama et servant de fondement à la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre aux États-Unis, un revirement majeur contre lequel s'opposaient les scientifiques et les défenseurs de l'environnement.
La fin des normes d'émissions pour les véhicules
Cette décision, annoncée depuis la Maison Blanche, met fin aux normes d'émissions pour les véhicules et ouvre la voie à l'annulation d'autres réglementations environnementales, notamment en matière de rejets des centrales électriques.
Cela « va faire économiser des milliers de milliards de dollars aux consommateurs américains » en faisant baisser le coût des voitures, a assuré le président américain. En éliminant l'autorité sur laquelle s'appuyait l'Agence de protection de l'environnement (EPA) pour réglementer les émissions, le républicain porte un coup important à l'action climatique du pays, premier contributeur historique des émissions qui réchauffent la planète.
Obama et les démocrates dénoncent un recul historique
Sans ce texte fondateur, « nous serons moins en sécurité, en moins bonne santé et moins à même de combattre le changement climatique — tout cela pour que l'industrie des énergies fossiles puisse gagner encore plus d'argent », a dénoncé sur X l'ancien président Barack Obama.
Ce retour en arrière « trahit le peuple américain et consacre le Parti républicain comme le parti pro-pollueurs », a accusé le gouverneur démocrate de Californie, Gavin Newsom, qui s'est imposé comme l'un des principaux opposants à la politique environnementale de Donald Trump.
Un coup porté à l'action climatique mondiale
Les États-Unis sont le premier contributeur historique aux émissions de gaz à effet de serre. L'abrogation de ce cadre réglementaire, combinée au retrait des accords de Paris décidé dès le retour de Trump à la Maison Blanche, affaiblit les efforts internationaux de lutte contre le réchauffement climatique.











