Les marchés financiers et énergétiques traversent une séquence de stabilisation relative malgré la persistance du conflit au Moyen-Orient. Le baril de Brent se maintient à 103,57 dollars, tandis que le WTI américain recule de 1,79 % à 94,49 dollars. Cette accalmie partielle s’explique notamment par la reprise des exportations irakiennes.
Pétrole : l’Irak reprend ses exportations, les réserves se sécurisent
L’Irak a remis en service son oléoduc vers la Turquie, permettant la reprise de 250 000 barils par jour d’exportations. Ce flux contribue à atténuer les tensions sur l’offre mondiale.
La Corée du Sud a par ailleurs sécurisé 18 millions de barils de brut via un accord avec les Émirats arabes unis. Le ministre français Lescure a appelé à « garder des munitions » en matière de réserves stratégiques.
L’Organisation maritime internationale (OMI) a convoqué une session d’urgence à Londres pour évaluer la situation dans le détroit d’Ormuz, où transitent près de 20 000 marins et 3 200 navires. Le chef de la diplomatie iranienne Mohammad Javad Araghchi a averti que « les répercussions mondiales commencent ».
Bourses en rebond, la Fed au centre de l’attention
Les places boursières mondiales affichent un rebond marqué. Paris progresse de 1,02 %, Tokyo gagne 2,87 % et Séoul enregistre la plus forte hausse avec +5,04 %. Ce mouvement intervient après plusieurs séances de repli liées aux incertitudes géopolitiques.
Le dollar américain reste stable, dans l’attente de la réunion de la Réserve fédérale américaine qui se tient ce mercredi 18 mars. La conférence de presse du président de la Fed Jerome Powell est prévue à 20h30 heure de Paris (19h30 GMT).
Les marchés scruteront les indications de Powell sur l’évolution des taux directeurs américains dans un contexte de pressions inflationnistes liées au renchérissement de l’énergie.











