La grande distribution freine-t-elle l'accès à une alimentation saine en gagnant moins d'argent sur les produits d'appel mauvais pour la santé pour se rattraper sur les prix des produits frais ? L'association Familles Rurales appelle l'Autorité de la concurrence à s'emparer de cette question.
La « péréquation des marges » en question
Familles Rurales a annoncé jeudi réclamer l'ouverture d'« une enquête sectorielle » sur la formation des prix en grandes surfaces pour juger de la conformité des pratiques, voire les sanctionner.
Dans son viseur, « la péréquation des marges » qui consiste, pour les supermarchés, à ne gagner quasiment pas d'argent sur certains produits d'appel sucrés comme le pot de Nutella ou la bouteille de Coca-Cola, et à se rattraper sur d'autres comme les fruits et légumes, explique à l'AFP Nadia Ziane, directrice du département consommation de l'association.
Un débat ancien remis sur la table
Le sujet n'est pas nouveau : « le coco de Paimpol finance le Coca d'Atlanta », résumait en 2012 l'actuel ministre du Commerce Serge Papin, alors président de Système U, en référence au haricot blanc breton. La question est aussi au cœur d'une commission d'enquête parlementaire.
Familles Rurales estime que cette pratique
Familles Rurales estime que cette pratique pénalise les consommateurs les plus modestes, pour qui le prix des fruits et légumes reste un frein à une alimentation équilibrée.











