La France rend hommage ce 17 mars 2026 à l’adjudant-chef Arnaud Frion, premier militaire français tué depuis le début de l’engagement de la coalition internationale contre l’Iran. Le chasseur alpin du 7e bataillon de chasseurs alpins (BCA) de Varces, en Isère, a été mortellement touché dans la nuit du 12 au 13 mars lors d’une attaque de drones visant le Camp Tiger, une base de la coalition située près d’Erbil, au Kurdistan irakien.
Les faits : une attaque de drones meurtrière contre le Camp Tiger
L’attaque a été menée dans la nuit du 12 au 13 mars par plusieurs drones dirigés contre le Camp Tiger, position avancée de la coalition internationale dans la région d’Erbil. L’adjudant-chef Arnaud Frion, membre du 7e bataillon de chasseurs alpins de Varces, a été tué sur le coup.
Six autres soldats français ont été blessés dans l’assaut. Trois d’entre eux, dans un état qualifié de grave, ont été rapatriés en France et pris en charge à l’hôpital d’instruction des armées Percy de Clamart, dans les Hauts-de-Seine. Leur pronostic vital n’a pas été engagé selon l’état-major des armées.
Le groupe armé pro-iranien Ashab al-Kahf a revendiqué l’attaque. Dans un communiqué diffusé sur les réseaux sociaux, l’organisation a menacé de frapper « tous les intérêts français » dans la région, en représailles à la participation de la France à la coalition.
Macron : « Il est mort pour la France »
Le président de la République Emmanuel Macron a réagi dès l’annonce du décès de l’adjudant-chef Frion. « Il est mort pour la France », a déclaré le chef de l’État, qui a annoncé la tenue d’un hommage national.
La cérémonie se déroule ce lundi 17 mars aux Invalides, en présence du président, du ministre des Armées et du chef d’état-major des armées. Le cercueil d’Arnaud Frion, recouvert du drapeau tricolore, a été rapatrié en France par avion militaire.
Le 7e BCA de Varces, unité de montagne historique de l’armée de terre, est l’un des régiments déployés dans le cadre de l’opération de la coalition internationale au Moyen-Orient. Plusieurs centaines de militaires français sont engagés dans la zone depuis le début du conflit avec l’Iran.
Les menaces d’Ashab al-Kahf sur les intérêts français
Le groupe Ashab al-Kahf, milice pro-iranienne active en Irak, multiplie les avertissements depuis l’entrée en guerre de la France. L’organisation, considérée comme proche des Gardiens de la révolution iraniens, a déclaré vouloir cibler « tous les intérêts français » au Moyen-Orient et au-delà.
Cette menace intervient dans un contexte sécuritaire déjà tendu pour les forces de la coalition. Le Camp Tiger, base avoisinant l’aéroport international d’Erbil, a fait l’objet de plusieurs tentatives d’attaque ces dernières semaines. Les autorités du Kurdistan irakien ont renforcé les dispositifs de défense antiaérienne dans la région.
Le ministère des Armées a indiqué que le niveau d’alerte avait été relevé pour l’ensemble des emprises françaises au Moyen-Orient. La protection des ressortissants français dans la zone fait également l’objet d’une vigilance accrue.











