Toulouse est le laboratoire de l’union à gauche version 2026. Pour la première fois dans une grande ville, le PS et LFI ont scellé une fusion de listes entre les deux tours, portant un candidat insoumis en tête de la liste d’union. François Piquemal (LFI, 27,56 % au premier tour) conduit la liste fusionnée, tandis que François Briançon (PS-EELV, 24,99 %) présiderait la Métropole en cas de victoire. Face à eux, le maire sortant Jean-Luc Moudenc (37,23 %) défend un troisième mandat.
Les résultats du premier tour : Moudenc en tête, la gauche dispersée
Avec 37,23 % des voix et le soutien de Renaissance et Horizons, Jean-Luc Moudenc a terminé en tête du premier tour. Mais le total des deux listes de gauche (52,55 %) dépasse largement le score du maire sortant.
François Piquemal a réalisé un carton dans les quartiers populaires. Briançon a mieux résisté dans les quartiers centraux et les communes de la périphérie aisée.
La fusion PS-LFI : un accord historique et ses tensions
Piquemal conduit la liste fusionnée. Briançon occupe la deuxième position et est désigné pour présider Toulouse Métropole en cas de victoire. Treize colistiers LFI ont été intégrés à la liste fusionnée, sur 55 noms au total.
Le PRG a quitté la liste d’union après l’annonce de la fusion avec LFI. Marianne Maximi, tête de liste LFI, a qualifié la fusion de « responsabilité face au risque de maintien de la droite ». Moudenc a répliqué : « Je veux barrer la route aux mélenchonistes. »
Les enjeux toulousains : transports, logement, aéronautique
Toulouse, quatrième ville de France, connaît une croissance démographique parmi les plus fortes du pays. Cette dynamique génère des tensions sur le logement et les transports (saturation du périphérique, retard de la troisième ligne de métro).
Le secteur aéronautique (Airbus, Thales, ATR) et la sécurité dans les quartiers prioritaires (Mirail, Bagatelle, Reynerie) ont également structuré les débats.
Les scénarios du 22 mars à Toulouse
L’arithmétique favorise la gauche unie : 52,55 % contre 37,23 %. Mais le report de voix n’est jamais automatique. Le départ du PRG signale un malaise. Moudenc bénéficie de la prime au sortant et d’un bilan jugé solide sur les infrastructures.
Le scénario le plus probable reste une victoire de la gauche unie, qui mettrait fin à douze ans de gouvernance Moudenc (2014-2026).
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