Un avion furtif américain a abattu mardi un drone iranien qui s'était approché d'un porte-avions américain dans la mer d'Arabie. Malgré cet incident, les discussions prévues en fin de semaine entre les deux pays sont maintenues selon la Maison Blanche.
Deux incidents dans les eaux du Moyen-Orient
Un avion de combat du porte-avions Abraham Lincoln a abattu le drone « en état de légitime défense et pour protéger le porte-avions et le personnel à bord », a expliqué le porte-parole du commandement américain pour la région (Centcom).
Le Centcom a également confirmé que deux bateaux armés iraniens et un drone s'étaient approchés « à grande vitesse » d'un pétrolier sous pavillon américain, le Stena Imperative, « menaçant de l'aborder et le saisir ». Un destroyer américain a porté assistance au pétrolier et l'a escorté hors de danger.
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Lagence de presse iranienne Fars avait
L'agence de presse iranienne Fars avait indiqué qu'un navire entré « illégalement » dans les eaux territoriales iraniennes avait été « averti » et avait « immédiatement quitté la zone ».
Les pourparlers maintenus malgré les tensions
« Les pourparlers restent programmés pour l'instant », a déclaré la porte-parole de la Maison Blanche Karoline Leavitt. Le président iranien Massoud Pezeshkian a annoncé mardi avoir mandaté son ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi pour des négociations directes avec les Etats-Unis, rejetant néanmoins toutes « demandes déraisonnables ».
Une source arabe proche du dossier a indiqué que ces discussions auraient « probablement » lieu vendredi, en Turquie. Le ministère iranien des Affaires étrangères a toutefois souligné que la date et le lieu faisaient toujours l'objet de « consultations ».

Efforts diplomatiques « très intenses »
Abbas Araghchi a multiplié mardi les consultations avec ses homologues du Qatar, de la Turquie, d'Oman et du Koweït. Les efforts diplomatiques se « poursuivent de manière très intense », a affirmé le Qatar.
Si le dialogue aboutit, « super », a déclaré Donald Trump. Mais dans le cas contraire, « de mauvaises choses se produiraient probablement ». L'émissaire américain Steve Witkoff a rencontré à Jérusalem le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui l'a mis en garde.
La question nucléaire et les droits humains
Les tensions entre Washington et Téhéran se sont accentuées après le mouvement de contestation iranien, déclenché par des manifestations contre le coût de la vie. L'ONG HRANA a recensé plus de 50 000 personnes arrêtées et a confirmé 6 872 morts, le nombre réel pouvant dépasser 17 000.
Paris a estimé mardi que les discussions devraient d'abord viser à mettre fin à la « répression » de Téhéran, avant de traiter les questions du nucléaire, des missiles et du soutien aux organisations terroristes. Abbas Araghchi a indiqué dimanche sur CNN qu'un accord était « possible » mais exige une levée des sanctions.











