Des bombardements israéliens ont fait 24 morts mercredi à Gaza, selon les services de santé, tandis que l'armée a affirmé avoir riposté à des tirs et tué plusieurs combattants palestiniens, malgré le fragile cessez-le-feu en place depuis le 10 octobre.
Des frappes meurtrières du nord au sud de Gaza
Selon les services de santé de la bande de Gaza, 24 Palestiniens ont été tués et une quarantaine blessés mercredi par des frappes aériennes ou tirs d'artillerie israéliens. « Nous dormions quand soudain une pluie d'obus et de tirs s'est abattue sur nous », a raconté un survivant, Abou Mohammed Haboush, dont le fils a été tué à Gaza-ville, dans le nord.
D'autres frappes ont visé le secteur d'Al-Mawasi à Khan Younès, dans le sud, où des dizaines de milliers de déplacés vivent sous des abris de fortune. Le Croissant-Rouge palestinien a annoncé la mort d'un de ses secouristes, Hassan Hussein Al-Samiri, durant une intervention pour évacuer des blessés.
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L'armée israélienne revendique l'élimination de commandants
L'armée a déclaré avoir tué dans une frappe un commandant du Hamas, Bilal Abou Assi, présenté comme le chef du commando auteur d'un assaut contre le kibboutz Nir Oz le 7 octobre 2023. Elle a indiqué avoir mené cette frappe en riposte à des tirs ayant blessé un officier dans le nord de Gaza.
L'armée a aussi annoncé avoir tué un commandant du Jihad islamique, Ali Raziana, ainsi que le chef d'une « cellule terroriste » du Hamas, Muhammad Issam Hassan al-Habil, accusé du meurtre d'une soldate israélienne prise en otage le 7 octobre 2023. Elle a assuré avoir pris des mesures « afin de limiter autant que possible les dommages aux civils ».
Le poste de Rafah entrouvert, des retrouvailles émouvantes
Israël avait accepté de rouvrir partiellement lundi le passage de Rafah avec l'Égypte, fermé depuis mai 2024. Seuls quelques dizaines de Palestiniens ont transité dans les deux sens, essentiellement des malades ou blessés évacués vers l'Égypte.

Pendant la nuit, un autocar transportant des Palestiniens de retour d'Égypte est arrivé à Khan Younès. « Je ne peux décrire ce que je ressens », a confié Fariza Barabakh. « Je suis si heureuse de retrouver mon mari, mes enfants, ma famille. Le sentiment d'appartenir à une terre est plus important que tout. »
Un bilan qui ne cesse de s'alourdir
Selon le ministère de la Santé de Gaza, au moins 556 personnes ont été tuées par des frappes israéliennes depuis le 10 octobre, tandis que l'armée a annoncé avoir perdu quatre soldats. Les autorités israéliennes n'ont pas accepté de rouvrir totalement la frontière, comme réclamé par les organisations humanitaires.












