Le president iranien Masoud Pezeshkian a annonce mardi avoir mandate son ministre des Affaires etrangeres, Abbas Araghchi, pour des negociations directes avec les Etats-Unis. Selon une source informee, ces discussions pourraient avoir lieu des le 6 fevrier en Turquie, grace a la mediation de l'Egypte, du Qatar, d'Oman et de la Turquie.
Une ouverture diplomatique sous conditions
« J'ai demande a mon ministre des Affaires etrangeres, a condition qu'existe un environnement approprie, sans menaces ni demandes deraisonnables, de mener des negociations equitables », a indique M. Pezeshkian sur X.
Son homologue americain Donald Trump s'est dit confiant sur la possibilite d'un accord, apres des jours d'echanges de menaces entre les deux pays. L'Iran et les Etats-Unis n'ont plus de relations diplomatiques depuis quatre decennies.
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L'epineuse question de l'enrichissement d'uranium
Les pays occidentaux accusent l'Iran de chercher a se doter de l'arme nucleaire. Des negociations au printemps 2025 avaient achoppe sur la question de l'enrichissement d'uranium, les Etats-Unis exigeant un renoncement total que Teheran refuse.

« Le president Trump dit "pas d'armes nucleaires" et nous sommes tout a fait d'accord », a insiste Araghchi sur CNN, precisant attendre en contrepartie une levee des sanctions. L'Iran a exclu de discuter de ses capacites de defense et balistiques.

La repression se poursuit
Dans le pays, la repression du mouvement de contestation continue. Quatre ressortissants etrangers ont ete arretes pour « participation aux emeutes ». L'ONG HRANA a recense plus de 42 000 personnes arretees et confirme 6 854 morts dans la mobilisation, en grande majorite des manifestants.
Le nombre de morts pourrait etre bien plus eleve, avec plus de 17 000 deces en cours d'examen.
Une population entre lassitude et peur
Ali Hamidi, un retraite de 68 ans, juge les « tensions actuelles » « inutiles » et estime que « les responsables iraniens sont aussi en tort de ne pas subvenir aux besoins du peuple ». Masha, 30 ans, partie en Turquie, confie que ses proches en Iran « ont peur de parler au telephone » et « n'osent meme pas sortir dans la rue ».












